Une fois n'est pas coutume, je me décide à me servir de ce blog pour avoir vos avis et conseils sur une situation qui me pose problème : en effet, notre réflexion progresse et nous opterons très certainement pour une nouvelle année d'IEf l'an prochain.
J'ai donc fait une demande de congé parental pour l'année à venir mais suis bien décidée à ne plus m'oublier comme je l'ai fait lors de mes précédentes expériences " au foyer " : pas envie que mon " réservoir affectif " (ceux qui ont lu Filliozat comprendront !) se vide, ou pire, se perce, car il me faut maintenir le plein en permanence pour remplir ceux de mes trois amours à temps complet !!! Car si être maman à temps plein est un plaisir, c'est aussi très dur et difficile à gérer nerveusement certaines fois, avouons-le une fois pour toutes...
Pas de pauses, de congés ou de jours fériés pour le parent au foyer. Et là, je dis NON : j'ai besoin de prendre du temps pour moi aussi ; enfin, quand je dis " moi ", je m'explique : je veux pouvoir étendre mon linge sans avoir à m'arrêter dix fois, faire du ménage et avoir, l'espace d'un instant au moins, la satisfaction de constater que ma maison est en ordre, faire mes courses sans revenir aussi épuisée qu'après un marathon, et je veux aussi, une fois de temps en temps, pouvoir bouquiner un peu, étudier et me poser pour profiter encore plus des moments trépidants en compagnie de mes monstres !
Pas de possibilité régulière niveau famille aux alentours, pas de copines assez proches, bref, il me faut des structures : pour La Poupette, la crèche bienveillante et assez alternative qui accueillait Minipouce sera la solution parfaite : nous commencerons une adaptation fin août, dans l'objectif de pouvoir la laisser une ou deux matinées par semaine pour faire classe aux garçons.
Pour Le Grand, outre le foot le samedi matin, il y aura sans doute une activité musicale hebdomadaire, dans l'idéal sur le même créneau que Le Moyen (pour rentabiliser les frais de déplacement), moment qui permettra à La Maman de faire les courses avec La Minouchette seulement. Et je suis actuellement à la recherche d'une école des arts du cirque pour Moyen qui rêve de pouvoir " officiellement " faire le clown...
Mais toutes ces solutions ne sont que ponctuelles et revient le problème d'une journée OFF pour La Maman (et les enfants !) : le centre de loisirs s'avère la solution la plus pratique. Possibilité d'y mettre les deux " grands " ensemble, arrivée libre jusqu'à 10h00 le matin ne nécessitant pas un réveil trop matinal, possibilité de récupérer les garçons dès 17h00 et de monter ensemble au niveau supérieur, qui accueille la ludothèque (fermeture à 18h00), ce qui nous permettra de finir la journée en famille et d'emprunter de nouveaux jeux chaque semaine. Et, une fois par mois, toujours la possibilité de la séance cinéma spécial enfants à 17h00, à deux minutes du centre, bref, le pied !
Sauf que... Après un premier mercredi relativement bien accepté il y a deux semaines (avec juste quelques grognements), Le Moyen refuse à présent d'y retourner... La semaine dernière, crises, pleurs et sanglots ont eu raison de La Maman qui l'a ramené avec elle à la maison : pas envie qu'il se sente " abandonné ", de le bouleverser dans ses habitudes pas encore reprises en raison de notre récent retour en France, pas envie de le forcer à aller quelque part alors que je ne veux pas qu'ils soient forcés d'aller à l'école, bref, pas envie que cela se passe dans ces conditions...
Quand Le Grand avait 4 ans, lui aussi avait eu une passe où il refusait d'y aller (à cette époque, il n'y allait qu'une fois par mois) : je ne l'avais jamais contraint et il n'y était retourné que quand il en avait émis le souhait. Et à présent qu'il est en plein dans le plan 6-12, il attend le mercredi, " jour des copains " avec impatience et se réjouit de cette journée par semaine de collectivité, tout en affirmant qu'une fois par semaine " ça suffit " et qu'il préfère rester à la maison le reste du temps !
Mais pour Le Moyen, rien n'est aussi simple : il sait que sa petite sœur reste avec Maman, il n'est pas dans le même groupe que son grand frère qu'il admire (3-5 ans d'un côté, 6-12 de l'autre) et qui est son point de repère dans cet univers inconnu, il est obligé de faire la sieste et son comportement fait qu'il n'est pas toujours dans les bonnes grâces des animateurs... Mais je dois reconnaître qu'il est tellement " usant " en ce moment, que même moi, je ressens une nécessité vitale de couper une fois la semaine pour supporter le reste du quotidien, au risque de me transformer en véritable harpie...
Comment faire ? Le forcer ? C'est tellement en décalage avec la vision d'une éducation respectueuse et non violente que nous essayons d'appliquer. Le garder avec Moi ? C'est renoncer à mon propre besoin de me ressourcer... Et quel bénéfice pour lui et Moi, si, au final, je passe ma journée à pester de ne pas pouvoir faire ce que j'avais prévu, comme mercredi dernier ?
D'autant plus que je sais que c'est uniquement la séparation qui lui pose problème car il s'amuse le reste de la journée, ce que m'ont affirmé non seulement les animateurs mais aussi l’intéressé en question. Le Papa veut bien l'emmener pour m'éviter le spectacle larmoyant de la séparation mais je n'arrive pas à être sereine sachant qu'il ne se laissera pas fléchir en cas de pleurs... Le Moyen connaît cette faiblesse et ne se prive donc pas pour appuyer sur ce bouton...
Bref, je suis perdue entre mon ENVIE de bien faire et mon BESOIN d'avoir une pause et j'attends vos conseils pour m'aider à y voir plus clair !!!