samedi 20 octobre 2012

Le rêve de Minipouce...

Ceux qui suivent un peu ce blog savent que Notre Moyen est un passionné des animaux et bestioles en tous genre, et ce, depuis même qu'il n'était encore que Notre Minipouce...

Depuis qu'il sait tenir sur deux " pattes " et aligner deux mots (très tôt dans son cas !), il n'a eu de cesse de nous entretenir sur les animaux, des plus familiers aux plus sauvages, des plus connus aux plus exotiques, et il faut avouer que notre monomaniaque en connaît maintenant, du haut de ses 4 ans et demi, un rayon sur le sujet...

Bref, vous l'aurez compris, son plus vieux rêve est d'avoir SES animaux à LUI !!! Chien, chat, souris, lapin, chèvre, lézard, et je vous fais grâce de l'interminable liste de ses désirs zoologiques en tous genres (!), tout lui fait envie...

Malheureusement, notre dernière expérience canine a tourné au cauchemar lors d'un déménagement pendant lequel notre chien de 5 ans s'est fait écrasé ; Minipouce n'avait alors que quelques mois et il n'en a aucun souvenir (conscient en tout cas), même s'il parle souvent de " Tiken qui est mort écrasé parce qu'il n'avait pas écouté de ne pas traverser la route "...

Quant aux quelques lapins, hamsters et poissons qui ont pendant un temps partagé notre quotidien, leurs durées de vie ont été diverses mais brèves dans l'ensemble et l'expression " bêtes à chagrin " a souvent pris tout son sens ici...

Depuis notre retour en France, nous avions été clairs sur ce point avec les enfants : plus de bestioles (poissons exceptés, nous avons d'ailleurs actuellement 4 jolis danios en aquarium), et pas d’adoption de chien ou de chat : trop de contraintes, de risques de les perdre et trop de ménage supplémentaire pour La Maman...

Mais, le destin est ainsi fait, et nous qui ne voulions pas adopter, le sommes depuis 3 semaines par une toute jeune chatte, visiblement abandonnée avec l’ensemble de la portée dont elle était issue non loin de chez nous, en pleine campagne... 

En fait, ce sont Le Papa et les garçons qui l'apercevaient régulièrement depuis juillet avec d'autres chatons de la portée ; mais tous, lâchés en pleine nature, étaient redevenus très sauvages et détalaient à toute tentative d'approche des enfants...

Puis, le nombre de chatons vadrouilleurs a diminué (adoptés ? écrasés ? morts de faim ? je préfère ne pas trop y penser...) et seule la minette est restée à se balader du côté de chez nous, jusqu'à un samedi, où, morte de fatigue et de faim, elle s'est traînée devant chez nous et s'est laissée attraper par Le Papa...

Comment résister aux appels implorants des garçons qui réclamaient de la nourrir ? Comment décider de condamner cette vulnérable petite boule de poils ? La Maman et Le Papa savaient qu'en la nourrissant le risque de la voir revenir régulièrement était grand, mais qu'à cela ne tienne...

Nous l'avons donc soignée au mieux, nourrie, caressée, et de fil en aiguilles, Mouk (ainsi baptisée par les garçons !) a pris ses marques chez nous : d'abord une gamelle qui trouve sa place dans le jardin d'hiver ; puis un carton, avec une vieille couverture au cas où ; puis allez, elle peut rentrer vu qu'il pleut ; et, tant qu'à ce qu'elle rentre, on va la purger et la traiter contre les puces pour qu'elle soit saine ; et tant qu'à faire, la pilule, ça évitera qu'elle nous ramène des petits...

Voilà comment nous avons été adoptés par une minouchette aux doux yeux verts, qui fait depuis quelques semaines partie de notre vie, pour le plus grand plaisir du Moyen...

Séance brossage qui détend tant l'animal que le brosseur...

La minette a pris ses marques chez nous mais continue à dormir dehors, dans l'abri à moutons, une bonne habitude que La Maman a posé comme condition à la validation de son séjour. 

Un très gentil animal de compagnie, pas de litière ni de poils dans la maison, des enfants heureux et des parents finalement contents, surtout au quotidien d'assister aux câlins entre Mouk et les enfants :

Accueil du matin à 4 bras !!!

Et puis, une petite voix me souffle qu'il est préférable de travailler les nomenclatures de zoologie d'abord sur un animal du quotidien : ça fait une raison montessorienne de plus pour la garder ^-^ !!!

jeudi 11 octobre 2012

Premier contrôle de la mairie

Quand l'enfant instruit en famille atteint l'âge de l'instruction obligatoire (en France, en septembre de l'année de ses 6 ans), la loi impose au(x) parent(s) l'envoi de deux courriers déclaratifs : une déclaration à la mairie de la commune de résidence et une déclaration à l'Inspection d'Académie. 

Ces déclarations, qui concernent les enfants âgés de 6 ans à 16 ans,  ne sont pas des demandes d'autorisation pour pouvoir instruire en famille ; il s'agit juste de déclarer que les enfants y sont instruits (selon l'article L131-5).

Dans notre cas, comme Le Grand est inscrit à un cours d'enseignement à distance (précaution qui ne sert qu'à rassurer La Maman pour cette première année soumise à contrôle...), ces deux déclarations ont été effectuées par le chef d'établissement de notre CPC qui nous a, en retour, délivré un certificat de scolarité (qui, pour info, ouvre droit au versement de l'ARS par la CAF, qui couvre ainsi en partie les frais engendrés par l'inscription à ce-dit CPC). 

Suite à ces déclarations, les enfants instruits à domicile font l'objet d'une enquête à caractère social la première année de déclaration, puis tous les deux ans. L'enseignement donné dans le cadre de l'IEF est également contrôlé une fois par an par l'inspection académique (selon l'article L131-10).

En ce qui nous concerne, le contrôle mandaté par le maire de notre commune avait lieu... aujourd'hui ! Après message laissé sur notre répondeur nous demandant de prendre contact avec la Mairie, je m'y suis rendue le lundi suivant et la visite de contrôle a été fixée au jeudi de la même semaine, à 14h30.

Sûre de nos choix et de leur légitimité, je ne me suis pas inquiétée outre mesure de cette visite, quand, le jour même, pendant la classe, une montée d'angoisse m'a saisie : et si la maison n'est pas jugée assez " nette " ? Et si la personne qui vient est contre l'IEF ? Et si les garçons se battent ou sortent des énormités ? Et si, et si, et si... qui m'ont tellement oppressée que j'ai déclaré la fin de la classe aux garçons qui sont retournés jouer ; j'en ai profité pour mailer mon homme qui est rentré plus tôt du travail pour me remonter le moral, repartant peu de temps avant l'heure de visite, n'ayant pas la possibilité de prendre son après-midi...

14h00, le stress remonte : je couche La Poupette pour qu'elle dorme pendant la visite, je remets la cuisine en ordre et j'occupe tranquillement les garçons avec un jeu de société, ce qui me permet par la même occasion de me changer les idées !

14h15 : ma meilleure amie, qui n'est pas au courant, téléphone et j'en profite pour évacuer un peu.

14h20 : La Poupette se réveille et se met à hurler ; je laisse les garçons en bas et je remonte l'endormir.

14h25 : La Poupette dort à nouveau mais les garçons se battent en bas et mettent le bazar...

14h30 : la pièce est remise en ordre et je reprends le cours du jeu avec les garçons.

14h35 : on frappe à la porte. Je vais ouvrir et découvre une dame qui se présente à moi : c'est une élue locale, ancienne enseignante spécialisée, ce qui explique que le maire lui ait confié la visite, qui est en fait une première pour elle. Surprise : nous avons le même nom de famille, détail qui nous fait sourire et permet de briser la glace en douceur !

Nous nous installons autour de la table pendant que les garçons jouent tranquillement (jusqu'à quand ?!) et nous mettons à discuter : du pourquoi de notre décision de ne pas scolariser les enfants, de notre expérience de l’expatriation et notre désir de la renouveler, des activités des garçons qui rassurent mon interlocutrice sur l'aspect socialisation (sa seule crainte me dira-t-elle), d'AAD (et oui, elle était présente à la mairie le jour où mon Homme a déclaré la naissance de La Puce !), de Montessori qu’elle connaît un peu, bref, un échange ouvert et cordial, où chacune respecte les positions de l'autre.

La Poupette de re-réveille et je monte la chercher puis redescend finir notre discussion. Je propose à notre visiteuse de découvrir notre salle de classe ; elle décline poliment ma proposition, m'expliquant que sa visite ne constitue qu'une évaluation des conditions de vie de l'enfant, qui lui paraissent tout à fait satisfaisantes et compatibles avec notre décision d'IEF, ce dont elle ne doutait pas me dit-elle, et que l'aspect pédagogique de notre décision relève de la compétence de la visite de l'inspecteur.

Elle m'annonce que ce contrôle n'aura vraisemblablement pas lieu avant le troisième trimestre : nous sommes en effet les seuls de l'Académie en IEF déclarée (quand je vous dis que je suis isolée ici...), l'inspecteur ne sait pas comment " ça " se passe et il est déjà en train de se préparer, à ce qu'il lui a dit au téléphone car elle le connaît. Cela me rassure : au moins, je sais que ce sera sa " première fois " à lui aussi !!!

Durant notre entretien d'une bonne demi-heure, elle ne sortira aucun papier, ne prendra aucune note : aucune demande ou interrogation déplacée (comme j'ai pu en lire sur le Net), cette visite s’avère donc juste un échange cordial entre deux personnes qui se veulent respectueuses et tolérantes.

Même si les garçons " pimentent " les 5 dernières minutes de l'entretien en se lançant dans une de leurs sempiternelles chamailleries (et vas-y que je te lance les cartes du jeu à la tête et que je te hurle dessus en te poursuivant à travers la pièce...), notre visiteuse reste souriante (" Ce ne sont que des enfants ! ") et nous nous quittons gentiment.

OUF, une bonne chose de faite : ne me reste qu'à monter un petit dossier de présentation de notre choix et des outils pédagogiques choisis à l'intention de Monsieur l'Inspecteur, histoire de le " préparer " un peu, en attendant sa visite ! La suite au prochain épisode !