jeudi 30 juillet 2015

Bon courage ma Rachou...

Une petite pensée pour toi si tu passes par là cette nuit...


Dans quelques heures, tout ira mieux : je pense fort à Toi !!!
 

C'est jeudi !!!


mercredi 29 juillet 2015

Citation du jour...

Faire le ménage quand les enfants grandissent,
c'est comme déblayer la neige lorsqu'elle tombe encore...


A méditer...
 

Bibliographie

Je suis en train de me constituer une bibliographie de base pour appuyer mes recherches personnelles du moment.


J'ai choisi de diviser cette liste en deux parties : la première recense les ouvrages qui traitent de chemins éducatifs alternatifs en général et qui peuvent permettre un enrichissement personnel sur la question des apprentissages ; la seconde est consacrée à la pratique du unschooling et se divise en deux catégories : les ressources francophones et anglophones.

La lettre (T) après le titre est un ajout de ma part qui signifie qu'il s’agit d'un témoignage de vie. Les ouvrages sont classés dans l'ordre alphabétique en fonction de leurs titres.

J'ai lu la plupart des livres cités et j'attends de pouvoir lire les suivants ; je reviendrai d'ailleurs sur certains plus en détails dans de prochains articles. Je serais heureuse de vous aider à faire un choix avant un achat : n'hésitez pas, les commentaires sont faits pour ça !!! 

1) Une autre vision des apprentissages

Apprendre autrement avec la pédagogie positive, Audrey AKOUN / Isabelle PAILLEAU
Chroniques d'une école du troisième type, Bernard COLLOT
École à la maison - Apprendre autrement, Isa LISE
La ferme des enfants, (T), Sophie BOUQUET-RABHI
La pédagogie Charlotte Mason 1, Laura LAFFON
La pédagogie Charlotte Mason 2, Laura LAFFON
La pédagogie de la Mouche, Bernard COLLOT
La Pédagogie Scientifique, tome 1, 2 et 3, Maria MONTESSORI 
Les 10 plus gros mensonges sur l'école à la maison, Sylvie MARTIN-RODRIGUEZ
L'école du colibri, (T), Isabelle PELOUX / Anne LAMY
Une société sans école, Ivan ILLICH

2) Unschooling et apprentissages autonomes

a) ressources francophones

A l'école de la vie, Alan THOMAS / Harriet PATTISON
Apprendre sans l'école, John HOLT
Comme des invitées de marque, (T), Léandre BERGERON
... Et je ne suis jamais allé à l'école, (T), André STERN
La liberté, pas l'anarchie, Alexander S. NEILL
La fin de l'éducation ? Commencements, Jean-Pierre LEPRI
L'apprentissage informel expliqué à mon inspecteur, Claudia RENAU
Les apprentissages autonomes, John HOLT
Libre d'apprendre : cinq idées pour vivre le unschooling dans la joie, Pam LARICCHIA
Libres enfants de Summerhill, (T), Alexander S. NEILL
Semeurs d'enthousiasme : Manifeste pour une écologie de l'enfance, André STERN

b) ressources anglophones
Big Book ok Unschooling, Sandra DODD
Parenting a Free Child : An unschooled life, Rue KREAM
The unprocessed Child : Living without school, Valerie FITZENREITER 
The Unschooling Handbook, Mary GRIFFITH

Bonne lecture !!!
 

Joli mercredi !!!


mardi 28 juillet 2015

lundi 27 juillet 2015

Enquête

Je prépare une enquête que je souhaite mener auprès des familles qui pratiquent ou ont pratiqué l'IEF sous la forme du Unschooling avec leurs enfants. Mon but est de faire émerger une éventuelle homogénéité ou au contraire diversité (ce que j'espère !) dans les milieux qui pratiquent le Unschooling.
 
Les résultats de cette enquête me serviront de base pour un projet de publication que je souhaite également enrichir de réflexions théoriques et de témoignages sur la pratique du Unschooling en France. Il existe en effet peu de ressources pour les parents français qui se questionnent sur cette possibilité et les quelques ouvrages sur le sujet sont principalement traduits de l'anglais et reflètent des réalités sociales différentes des nôtres.
 
J'ai besoin de vous pour m'aider dans cette tâche :
  1. en m'aidant à affiner et compléter la liste de questions ci-dessous ;
  2. en me disant si vous accepteriez de répondre personnellement à cette enquête si vous êtes concerné(e)s ;
  3. en la diffusant à toute personne qui pourrait m'apporter son témoignage. 

Enquête à l'intention des familles pratiquant ou ayant pratiqué le Unschooling :
  1. Êtes-vous un homme ou une femme ?
  2. Quel âge avez-vous ? Merci d'indiquer également votre année de naissance.
  3. Quelle est votre situation familiale (en couple, marié(e), parent seul, etc...) ?
  4. Quel a été votre parcours scolaire ? Avez-vous été scolarisé ? Merci de préciser le type d'établissement fréquenté (classique, public, privé, Freinet, Montessori, Steiner, Decroly, etc.).
  5. Si oui, comment avez-vous vécu vos années sur les bancs de l'école (maternelle, primaire, élémentaire, secondaire, etc.) ?
  6. Si vous avez été vous-même instruit en famille, quelle était la forme d'instruction choisie par vos parents (cours par correspondance, pédagogie alternative, unschooling, etc.) ?
  7. Quel est votre niveau d'études ? Vous pouvez, si vous le souhaitez, préciser les diplômes obtenus.
  8. Quel métier rêviez-vous d'exercer enfant ?
  9. Quel métier exercez-vous actuellement ?
  10. Êtes-vous satisfait de votre parcours professionnel ? Correspond-il à vos attentes ?
  11. Combien de personnes travaillent à l'extérieur de votre foyer ?
  12. Quels sont les revenus nets mensuels de votre foyer ?
  13. Êtes-vous propriétaires ou locataires du logement que vous occupez ?
  14. Quelle est la superficie intérieure de ce logement ? Extérieure (si vous en possédez un) ?
  15. Combien de chambres possède votre foyer ? Une ou plusieurs sont-elles partagées par plusieurs personnes ?
  16. Avez-vous une pièce dédiée aux apprentissages (salle de classe, d'étude, de travail ou autre) ?
  17. Combien d'enfant(s) avez-vous ? Merci de préciser leur(s) année(s) de naissance.
  18. Ont-ils déjà été scolarisés ?
  19. Si oui, dans quel type de structure et combien de temps ?
  20. Avez-vous un ou plusieurs enfant(s) atteint(s) d'un handicap ou d'un trouble de l'apprentissage ? Si oui, merci de préciser le(s)quel(s).
  21. Quand et comment avez-vous connu le Unschooling ?
  22. Qu'est-ce qui vous a amené à faire ce choix pour votre famille ?
  23. Était-ce un choix de couple (si vous êtes en couple) ? Si non, quelle a été la réaction de votre conjoint ?
  24. Quelle définition donneriez-vous du Unschooling ?
  25. Quels sont, selon vous, les principaux avantages de ce mode d'instruction ?
  26. Quelles sont, selon vous, les principales difficultés de ce mode d'instruction ?
  27. Avez-vous des idées de solution qui permettraient de les contourner ? 
  28. Avez-vous suivi une ou des formation(s) dans le but de dispenser une instruction à votre/vos enfant(s) ?
  29. Essayez-vous mettre en place une ambiance adaptée aux apprentissages ?
  30. Quelles sont vos astuces pour favoriser les apprentissages autonomes ?
  31. Vous servez-vous d'outils issus des pédagogies alternatives ?
  32. Si oui, lesquels et comment ? 
  33. Vos enfants sont-ils inscrits à des activités dite " extrascolaires " (sport, musique, théâtre, etc.) ?
  34. Côtoyez-vous un réseau de unschoolers et, si oui, sous quelle forme (forum, groupe, rencontres, correspondance, etc.) ?
  35. Avez-vous fixé des heures de coucher et de lever à vos enfants ?
  36. Avez-vous fixé des heures de repas ou d'autres contraintes en matière d'alimentation dans votre foyer ?
  37. Possédez-vous un ou plusieurs écran(s) dans votre foyer (télévision, ordinateur, tablette, smartphone, etc.) ? Qu'est-ce qui a motivé votre choix ?
  38. Si vous possédez un/des écran(s), y-a-t-il des restrictions quant à leur usage pour les enfants ?
  39. Envisagez-vous de rescolariser un jour vos enfants ?
  40. Si oui, quand et pour quelle(s) raison(s) ?
  41. Avez-vous quelque chose à ajouter avant de clore ce questionnaire ?
Ce questionnaire est bien sûr encore en cours d'élaboration mais je vous le soumets dans sa version actuelle pour avoir votre opinion, qui me sera précieuse pour avancer.


MERCI de votre aide !!!
 

Témoignages de Unschooling : Léandre BERGERON

Dans la poursuite des mes tâtonnements, je viens de découvrir le parcours de vie de Léandre BERGERON : ancien professeur d'université, il démissionne et se choisit, avec sa seconde épouse, une nouvelle vie hors des sentiers battus, en quête d'un idéal de retour à la terre et d'autonomie.


De cette union naîtront 3 filles : Deirdre, Cassandre et Phèdre. L’aîné fréquentera, sur sa demande et par périodes, les bancs de l'école, classique puis Steiner ; ses deux sœurs, quant à elles, ne seront jamais scolarisées.

Il est possible de se renseigner sur le site officiel de Léandre BERGERON pour plus de détails sur sa vie, ses écrits et sa démarche radicale de unschooling. On peut également trouver son témoignage écrit " Comme des invitées de marque " (préfacé par Jean-Pierre LEPRI !) et une vidéo " Avec conviction / Sans espoir " à commander sur le site des Éditions l'Instant Présent ; on peut en visionner quelques extraits sur YouTube.

J'ai également beaucoup aimé lire la transcription d'une conférence de sa fille aînée, Deirdre, qui livre son témoignage sur cette aventure familiale hors du commun. J'ai particulièrement apprécié sa sincérité et sa franchise : elle livre ses ressentis avec objectivité, qu'ils soient positifs comme négatifs.

Elle nous laisse également percevoir les doutes qui ont pu traverser son père malgré ses convictions profondes et sa grande confiance en l'enfant ; de même, elle nous livre avec pudeur les difficultés de sa mère à suivre son mari dans sa quête d'authenticité, entre enthousiasme et dépression, et ses difficultés à accepter de voir ses filles grandir et prendre leur autonomie. Un beau témoignage, poignant et plein d'humanité.

Enfin, on peut lire deux témoignages de unschooling qui se sont inspirés de la démarche de Léandre BERGERON pour oser se lancer dans l'aventure :

  • et celui d'une maman qui vit le Unschooling au Québec avec ses 6 enfants depuis plus de 15 ans et y a consacré tout un blog.

Encore de belles pistes à méditer pour se décider/lancer dans l’aventure !!!

Bonne semaine !!!


dimanche 26 juillet 2015

Montessori vs Unschooling # 2

Aujourd'hui, c'est un article sur le sujet que je souhaite partager avec vous : comme il est écrit en anglais, je vous offre ici ma (bien imparfaite) traduction avec plaisir !

Titre : Was Maria MONTESSORI an Unschooler ?
Auteur : Aubrey HARGIS

Maria Montessori était-elle une unschooleuse ?
 
 

Que se passerait-il s'il n'y avait plus ni école, ni professeur, ni normes en matière d’apprentissages ? Les enfants seraient-ils libérés des chaînes qui entravent leur désir d'apprendre naturel ? Les parents non-scolarisants, excédés par les écoles dont le fonctionnement se rapproche plus d'usines de transformation que de centres d'apprentissages, le pensent certainement. Peut-on en dire de même de Maria MONTESSORI, comme le laisse suggérer L'Esprit Absorbant ?

De nombreux éducateurs Montessori, moi y compris, qui se retrouvent à faire l'école à la maison à leurs propres enfants, se sont découverts des affinités avec des unschoolers radicaux et la simplicité avec laquelle ils se laissent guider par leurs enfants. Se pose alors la question de savoir si Maria MONTESSORI aurait adhéré à ce mouvement si elle avait vécu à notre époque. Cet élan est probablement l'ultime tentative des parents dont a besoin le système d'enseignement classique pour évoluer.

Derrière le terme de unschooling, un terme détonnant qui m'attire et me repousse à la fois, se cache l'idée que l'approche scolaire traditionnelle étouffe à ce point les inclinaisons naturelles que les enfants ont besoin de détoxifier leurs cerveaux avant de pouvoir être à nouveau naturellement poussés à apprendre. Les parents qui retirent leurs enfants du système classique découvrent bien souvent que leurs enfants ont été formatés pour apprendre sous la pression des récompenses et des punitions, des bons points et des mauvaises notes. La motivation extrinsèque (apprendre pour recevoir quelque chose) doit céder la place à une motivation intrinsèque (apprendre pour son propre plaisir) pour que l'enfant développe une véritable passion pour le travail durable toute au long de sa vie d'adulte à venir. En règle générale, au début, les enfants ne cherchent pas à explorer leurs centres d’intérêts personnels lorsque leur est offerte la liberté de choisir. Il faut du temps pour se défaire de l'idée que l'on doit toujours apprendre parce que l'on nous demande d’apprendre et non en raison d'un ardent désir intérieur de connaître.

Et de quelle façon, ces enfants non scolarisés apprennent-ils en dehors du système [scolaire] ? Bien sûr, cela dépend du parent, mais de par mon expérience avec des familles unschooleuses, le temps ralentit et les parents acceptent de lâcher prise. Au lieu de se voir comme un enseignant qui doit remplir la tête de leurs enfants de connaissances, l'accent est mis sur le fait de fournir des expériences concrètes au sein de la communauté au travers de jeux libres en extérieur, de sorties à la bibliothèque, de travaux gratifiants, de projets artistiques, de recherches, de la rédaction d'un journal, d'expérimentations scientifiques, de longs temps de lecture individuelle, de relevés d'observation, et je pourrais allonger cette liste encore et encore... C'est un merveilleux monde sans école qui se met soudain à sonner un peu comme... ... une bonne éducation ?

Une éducation Montessori !!!

C'est une supposition provocatrice, mais la comparaison sonne juste. Dr MONTESSORI avait raison. Les enfants n'ont pas besoin d'écoles. Elle prit position à ce sujet au moment même où elle choisit de nommer sa première classe " Casa dei bambini ", une " maison des enfants ". En contre-pied du système scolaire classique de son époque, qui ne répondait pas aux besoins des enfants, elle repensa entièrement la salle de classe !

Elle a élaboré sa méthode sur la base d'un environnement conçu comme à la maison ce qui convenait parfaitement aux stades de développement des enfants, permettant à leurs instincts de devenir leur guide. Elle détrôna l'enseignant, en resituant son rôle sur le plan d'un guide ou d'une aide. Elle eut l'intuition qu'une bonne attitude des adultes en charge des enfants était essentielle. Tout comme un nourrisson n'aurait pas pu poursuivre son développement de son propre chef en pleine nature sans un parent pour lui fournir à la fois nourriture et amour, de la même façon un enfant à un âge donné n'atteint pas son potentiel sans l'aide d'un adulte ; mais cela ne signifie pas que l'adulte est là pour être un dictateur. Nullement. Montessori insuffla à ses disciples des compétences en terme d'observation et une dévotion pour la notion de développement personnel.

Elle mit au point une progression non pas pour qu'elle soit utilisée comme une méthode à dérouler mais pour qu'elle serve de chemin pour se lancer et permettre la répétition à volonté ! Les enfants naissent avec une voix intérieure qui les pousse à apprendre, mais en l'absence d'un riche environnement préparé, cette voix leur parle de plus en plus bas jusqu'à ce qu’ils ne la perçoivent plus du tout. La progression créée par Montessori se basait tout simplement sur son observation des enfants au fil du temps, ce n'était pas un programme arbitraire de connaissances à apprendre ou de compétences à maîtriser. Elle enseigna que tous les secrets d'une éducation juste se trouvaient dans l'observation des enfants eux-mêmes.

Comme vous le voyez, voilà pourquoi je ne peux pas me définir comme une unschooleuse. Cette appellation en elle-même est malheureusement inappropriée. Alors que je prends plaisir à être à la maison avec mes enfants, à apprendre à leurs côtés au fur et à mesure qu'ils grandissent, je suis intimement convaincue de la complète utilité de ma profession. Si je voulais m’identifier personnellement en tant que membre, je devrais complètement renier tout mon parcours professionnel dans l'éducation ! Si l'on utilise la pédagogie Montessori, il n'est pas nécessaire de " deschooler " ses enfants dans le but de faire renaître leur désir d'apprendre. Cette flamme est restée intacte, et les enfants progressent par eux-mêmes, explorant, inventant, rêvant, et travaillant. Certains enfants le font à la maison, et d'autres le font dans une classe.

Si vous me le permettez, j’aimerais vous exposer une dernière comparaison. A mes yeux, le unschooling est comme le unfarming (fait de ne pas cultiver ou entretenir son jardin, de le laisser en totale liberté, dans intervention de la main de l'homme). Rejetons-nous en vrac toute plantation de légumes juste à cause de l'usage excessif des pesticides ? Non ! Nous nous tournons vers des méthodes biologiques. Nous mettons en place des jardins communautaires. Nous soutenons nos agriculteurs locaux qui utilisent des méthodes organiques. Nous célébrons leur travail et l'améliorons, nous ne l’éradiquons pas !

Unschoolers, écoutez-moi un instant. Si vous jetez un œil autour de vous, vous apercevrez une communauté de montessoriens tout autour du monde qui ne demande qu'à soutenir vos efforts pour suivre l'enfant et se ruer dans le système scolaire de masse en place. Pourriez-vous s'il vous plaît trouver une autre appellation (plus positive) pour vous définir ? Nous ne demandons qu'à être des vôtres. Maria MONTESSORI l'aurait voulu aussi.

Alors, vos impressions suite à cette lecture ? Je suis impatiente de vous lire !!!

Pensée positive du jour # 7


samedi 25 juillet 2015

Sans roulettes, ter !!!

Ça y est, du haut de ses 4 ans, Notre MiniMinette s'est lancée sur son vélo tout frais du jour !!!

Sous le regard attentif de Papa !!!

Ce matin, Le Papa avait en effet proposé au Grand d'essayer un VTT qui lui avait été donné par mon cousin et ramené par Papy il y a quelques temps et qui était resté inutilisé jusque lors car trop grand. Mais aujourd'hui, il était parfait !!!

Le Grand, ravi !!!

Le fait de voir son frère sur son nouveau vélo a déclenché une crise de larmes de la Minette, à présent championne de draisienne, qui nous réclame un " vrai vélo rose " à grands cris depuis quelques mois...

Cela tombait bien, La Maman venait de vendre son ancien service à vaisselle la veille juste le montant demandé sur Le Bon Coin pour un petit vélo, rose, en très bon état, non loin de chez nous, qui était exactement celui que voulait La Puce (et accessoirement, 5 fois moins cher d'occasion) !!!

Aussitôt vu, aussitôt fait : Le Papa est parti le chercher pendant que La Princesse attendait avec impatience... Le Papa rentré et les réglages de taille faits, La Poupette s'est élancée, peu assurée au début mais tout aussi déterminée que ses frères avant elle (à voir ici et ) : en moins d'une heure, elle se débrouillait comme une chef et il était impossible de l'arrêter !!!

Le deuxième essai est le bon !!!

L'usage de la draisienne est vraiment un bel atout pour l'apprentissage de l'équilibre : La Minette et Moyen, qui en ont fait dès leurs deux ans et demi et n'ont jamais utilisé de tricycle ni de vélo à petites roues, ont fait du vélo sans roulettes du premier coup, au premier essai et tous les deux avant leurs 4 ans et demi ; a contrario, Le Grand, qui avait été habitué au tricycle, avait dû repasser par une draisienne pour acquérir l'équilibre et ne s'était lancé qu'après ses 5 ans.

Aujourd'hui, nous voilà donc officiellement parents de trois cyclistes et très fiers d'eux !!!

Mes 3 amours !!!

De grandes aventures à deux roues nous attendent à l'horizon !!!

Pensée positive du jour # 6


Montessori vs Unschooling # 1

Entre Montessori et Unschooling *, mon cœur balance : entre cœur et raison, entre saut dans l'inconnu et filet de secours, entre confiance en l'enfant et crainte de l’inspection... Comment trancher sans regrets ?


Voici donc le premier d'une petite série d'articles reflétant mes réflexions et mes pensées du moment sur la question :  je tiens à préciser d'entrée de jeu, qu'il ne s'agit que de mon point de vue actuel, basé sur mon expérience de vie, mes questionnements du moment, ma lecture d'articles sur le sujet (en anglais) et ma relecture des ouvrages de Maria MONTESSORI.

Mon objectif est de mettre dans la balance deux approches d'IEF souvent envisagées en opposition : le Unschooling * (que l'on nomme aussi apprentissages autonomes ou naturels) et la pédagogie Montessori (je fais référence à cette pédagogie dans le cadre de la structure où j'ai pratiqué ces deux dernières années et dans le cadre familial) ; il sera intéressant de voir dans quelle mesure ces approches peuvent se retrouver, voire s'enrichir l'une l'autre et se compléter !!!

Dans ce premier article, il sera surtout question des réflexions qui m'ont amenée à préférer pour mes enfants le cadre familial à celui de la structure montessorienne (où mes enfants ont été scolarisés ces deux dernières années et où j'enseignais en tant qu'éducatrice 6-12). Dans les articles qui suivront, je ne parlerai que des approches montessorienne et unchooling dans le cadre familial.

*****

Premier point : les périodes sensibles et les ambiances correspondantes

*****

Repartons de la célèbre pédagogue italienne pour préciser un point qui me semble essentiel : Maria MONTESSORI ne fait nullement allusion, dans ses ouvrages, à une quelconque forme d'instruction en famille.

Quand elle crée sa " Casa dei bambini " (Maison des enfants), elle met au point une pédagogie adaptée à un groupe d'enfants, elle cherche à proposer une " méthode " pour un enseignement individualisé et différencié au sein d'un groupe, dans une " ambiance " préparée, ou ce qu'on appellerait maintenant communément une " classe ".

Dans sa façon de présenter l'ambiance, elle n'envisage pas de mélange d'enfants qui ne sont pas dans une même période sensible. Pour résumer très rapidement, elle parle ainsi du petit enfant, puis de l'enfant et de l'adolescent ; nous avons l'habitude de parler d'ambiances 0-18 mois (ou nido), puis 18 mois-3 ans (ou communauté enfantine), et de 3-6, 6-9 et 9-12 (ou 6-12). Elle met donc au point une pédagogie qui tient compte des besoins des enfants à chacun des stades de la croissance humaine qu'elle a observés/étudiés.

Selon Maria MONTESSORI, l'enfant doit évoluer dans une ambiance préparée et adaptée à son stade de développement ; pour permettre cette évolution, il est important que les enfants qui traversent les mêmes étapes de développement soient réunis dans une même ambiance.

Et voilà déjà un premier point qui me pose question dans le cas de l'IEF : l'impossibilité, au moins par périodes, de créer une ambiance adaptée à l'âge de chacun des enfants de la fratrie (et plus il y a d'enfants ou de différences d’âges, et plus les choses se corsent !). 

Quand on mélange dans un même espace (et je parle avec l'expérience de plusieurs années d'IEF avec deux, puis trois enfants d'âges rapprochés), une fratrie dont les périodes sensibles de chacun sont différentes, il est difficile de poser l'ambiance Montessori " pure " telle que décrite certes dans les ouvrages de Maria MONTESSORI mais dans le cadre d'une classe.

S'ensuit alors parfois le découragement d'essayer de faire ce qui est préconisé (dans les livres ou en formation) mais de ne pas réussir à obtenir le résultat escompté... Car oui, quand il fait le choix de la pédagogie Montessori, l'adulte a des attentes, qui, si elles sont censées ne jamais peser sur l'enfant, pèsent a contrario, me semble-t-il, fortement sur lui-même et sur sa responsabilité en cas d'échec...

Il y aurait bien entendu à approfondir sur ce point, mais le but de ce premier article étant de " dégrossir " le sujet, je m'en tiendrai pour le moment à ce constat et reviendrai sur la question de l'ambiance dans un article plus détaillé (et suis ouverte à toutes vos remarques sur cette question, et les suivantes !!!).

*****

Deuxième point
: le regard porté sur l'enfant et le rôle de l'éducateur

*****


Dans ses écrits, Maria MONTESSORI insiste énormément sur le regard que l'on porte sur l'enfant, cet être en construction. Elle " détrône " l'enseignant de sa position souveraine de détenteur du savoir et fait émerger un nouveau positionnement de l'adulte : la " maîtresse ", comme elle l'appelle (on parle maintenant d'éducatrice et d'éducateur), doit avoir un rôle de guide : au lieu de s'imposer, l'adulte s'efface au profit de l'enfant et du groupe et permet ainsi à chacun de développer son autonomie et d'être acteur de ses apprentissages.

Un des objectifs de l'adulte doit être de décrypter par son observation de l'enfant sa période sensible et ne pas louper le bon timing pour faire la proposition de matériel qui correspond à son besoin du moment (et non son envie !) ; l'adulte devient donc le médiateur entre l'enfant et le matériel pédagogique prévu pour répondre à ses besoins.

Maria MONTESSORI part toujours du besoin de l'enfant auquel l'adulte doit répondre. Mais, dans ses écrits, elle en parle dans le cadre d'une classe encore une fois ! Et, dans ce cadre, comment l'adulte, sans matériel préparé et sans ambiance adaptée, pourrait-il avoir les moyens de répondre aux besoins d'un groupe de 10, 15, 20 voire plus de 30 enfants (elle parle d'ambiance jusqu'à 40 enfants) ?!!

C'est là que l'outil pédagogique entre en jeu selon moi : le matériel et sa progression si détaillée et logique permet de contourner cette difficulté ; l'adulte a à sa disposition des propositions toutes prêtes pour pouvoir les présenter aux enfants en temps voulu.

L'éducateur, de par sa formation, est " équipé " pour répondre aux besoins de chacun des enfants de son groupe : il n'y a ni perte de temps, ni énergie à " gaspiller " à la conception ou fabrication d'un matériel. Maria MONTESSORI l'a fait pour les éducateurs et y a dédié sa vie. Tout est pensé, prêt et utilisable en l'état (même si personnellement, ma vision de Maria MONTESSORI en tant que femme scientifique avant tout (d'où le nom de sa pédagogique scientifique) me laisse penser qu'elle aurait continué d'évoluer et de faire évoluer ses outils et son matériel si elle avait pu vivre des centenaires de plus...).

Dans le cadre de l'IEF, le nombre d'enfant (même s'il peut être important !) reste restreint par rapport au nombre d'enfants qu'il y a dans un groupe classe. L'adulte, qui est aussi le parent, peut et doit prendre le temps d'observer plus longuement chacun des, de ses enfants : il les connaît intimement, et ce depuis leur prime enfance ; et entre là une dimension affective qui est radicalement différente de celle que l'éducateur a avec ses élèves...

Selon la pédagogie Montessori, l'adulte doit être un être disponible pouvant apporter une aide à l'enfant qui le sollicite ; il doit pouvoir répondre ou mieux, aider l'enfant à répondre aux questions et aux difficultés qu'il rencontre au fur et à mesure de sa propre expérience : n'est-ce pas là la définition de l'attitude du parent " unschooler " ?!!

Voici d'ailleurs à ce sujet quelques extraits du Décalogue de l'éducateur selon Maria MONTESSORI qui me frappent au regard des similitudes avec le positionnement de parent unschooler tel que je le perçois :

" Soyez toujours prêts à répondre à l'appel de l'enfant qui a besoin de vous, écoutez et répondez à l'enfant qui a recours à vous (...).
Respectez l'enfant qui se repose (...) ou réfléchit à ce qu'il a fait ou fera (...).
Ne l'appelez pas et ne le contraignez pas à une autre forme d'activité.
Faites que votre présence et votre disponibilité soient ressenties par l'enfant qui cherche, et demeurent cachées à celui qui a déjà trouvé. "
 
J'aimerais vraiment le ressenti de parents unschoolers sur ces quelques mots : ne font-ils pas écho en vous ? Peut-on trouver point commun plus frappant entre l'approche de Maria MONTESSORI et celle du Unschooling * ?

A la maison, l'adulte a plus de temps : du temps pour observer ses enfants, du temps pour lire avec eux, du temps répondre à leurs questions, du temps pour sortir et faire vivre des expériences concrètes correspondant aux besoins de son ou ses enfant(s).
 
En classe, dans le cadre d'une structure, force est de constater qu'on ne peut pas sortir autant autant qu'on le voudrait (devrait...) et que le matériel prend parfois le relais pour permettre à l'enfant une manipulation concrète et sensorielle qui ne peut se vivre autrement...

Dans le cadre de l'IEF, surtout si le couple le vit ensemble et si le projet familial s'articule autour de ce choix de vie, il devient possible de répondre aux besoins de chaque enfant, souvent sans matériel mais en utilisant les ressources du quotidien : sortie, lecture, exposition, musée et que sais-je encore... Est-il alors nécessaire de reproduire une ambiance montessorienne à domicile ? Je reviendrai sur cette question dans un autre article.

Mais voilà déjà quelques raisons pour lesquelles je suppose que Maria MONTESSORI aurait adhéré avec cette vision des apprentissages autonomes (tels qu'ils sont présentés dans le DVD Être et devenir) :

  • le respect du besoin de l'enfant, comme point de départ de ses apprentissages ;
  • l'importance de l'ambiance, comme étant de la responsabilité de l'adulte ;
  • et la liberté laissée aux enfants, comme condition nécessaire à la réalisation de leurs besoins.

C'est pourquoi je ne pense pas que ces deux approches soient aux antipodes l'une de l'autre mais bien qu'elles soient très similaires mais adaptées à deux réalités différentes : l'une dans le cadre privé de la famille et l'autre dans celui, public, de la collectivité et de l'école. Ce qui m'amène au dernier point de cet article.

*****

Troisième point : le cadre et les limites

*****

 

Au terme de 4 ans d'IEF et de 2 ans en école Montessori, je dois constater que je trouve plus facile d'être à l'écoute de mes enfants et authentique envers aux dans le cadre privé de l'IEF ; l'école apporte la notion de collectivité, et de règles de la collectivité, dont l'adulte doit être le garant mais qui ne correspondent pas toujours aux règles familiales auxquelles nos enfants sont habitués.

Selon la personnalité des enfants peuvent naître de ce décalage école/maison des difficultés de positionnement avec son parent-éducateur. Mon second fils, atteint de TED et possiblement autiste léger (nous sommes en cours de diagnostic), a ainsi été très perturbé par ce décalage entre maman à la maison et maman à l'école...

A la maison, bien sûr, il doit aussi y avoir un cadre ; dans le cas de la mise en place d'une ambiance montessorienne, certaines règles seront donc de mise : matériel en exemplaire unique, attente d'une présentation pour utiliser un matériel, pas de détournement non constructif de ce matériel, reprise des activités présentées à l'enfant...

Le positionnement est différent dans le cas du choix du Unschooling * : le cadre est alors celui qui est posé (ou non) par la famille. Il est intéressant à ce sujet de lire les ouvrages de A. S. NEILL sur la différence qui existe entre " licence " et " liberté ", notamment dans son ouvrage au titre (très mal traduit en) français La liberté, pas l'anarchie (bien que je sois loin d'adhérer personnellement avec la globalité de sa vision de la liberté) : on y comprend que pour Neill le seul cadre possible consiste à respecter soi-même et les autres et à accéder à l'autonomie : cela ne rappelle-t-il rien aux montessoriens ?!!

Voilà la liberté également présente dans les ouvrages de Maria MONTESSORI : la liberté à laquelle on accède grâce à l'auto-éducation, celle qui ne fait pas de l'enfant un monstre en proie à ses pulsions et ses désirs, faisant tout ce dont il a envie, non, mais un enfant dont la volonté intérieure est intacte, qui sait aller vers ce qui est bon pour lui.

Cette liberté, dans le cadre du groupe et d'une structure, est aidée par le matériel scientifique mis au point par Maria MONTESSORI : ce matériel permet d'apprendre le respect de l'autre (un seul matériel par classe), l'autonomie dans le travail (une seule présentation et autant de reprises que nécessaires pour intégrer la notion), et bien d'autres choses encore.

Mais à la maison, cette liberté et l'autonomie qui en découle peuvent être plus grandes encore !!! Il n'y a pas la contrainte extérieure de la famille de l'élève qui peut venir s'opposer, même involontairement, à l'autonomie à laquelle l'enfant accède progressivement. Je pense ici à cette petite fille dans ma classe qui ne voulait plus préparer les collations alors qu'elle s'en faisait une joie les semaines précédentes ; elle finit par m'avouer que sa maman ne voulait pas qu'elle utilise seule un " couteau qui coupe "...

Les règles qui seront fixées à la maison seront celles qui correspondent à la vie de la famille ; il est d'ailleurs intéressant de pouvoir, au moins en partie, les définir en famille avec les enfants. Ces règles, ce cadre, sera donc nécessairement différent pour chaque famille. Je repense ici à une discussion récente avec une amie (Domi, si tu lis cet article !) au sujet de la fréquence des douches, des horaires ou non de levers et de couchers des enfants, des contraintes en terme d'alimentation, de visionnage d'écran, et j'en passe...

Je ne pense pas qu'il soit possible, ni nécessaire, de définir UN cadre au Unschooling * : ce qui est important pour une famille ne le sera peut-être pas pour une autre et il me semble juste que les enfants ressentent la cohérence qui existe vis-à-vis des choix de leurs parents.

Car oui, tout parent fait des choix pour son ou ses enfant(s) : choix d'un prénom, choix d'un mode de venue au monde, choix en terme de nutrition, de santé, de scolarisation... L'enfant n'est toujours libre que dans un cadre défini, défini par ses parents notamment et aussi par le monde qui l'entoure...


Et nous voilà arrivés au terme de ce premier article : l'envie ne me manque pas de le continuer mais ma liberté d'écrire a aussi ses limites, en l’occurrence celle de mon besoin de manger et de celui de ma famille !!!

Rendez-vous pour la suite, avec notamment la suite de ma réflexion sur la notion de liberté, sur le rôle du matériel Montessori et la mise en place de l'ambiance propice aux apprentissages : à bientôt !!!

* Bien que je me réfère constamment au terme de " Unschooling " sur mon blog pour que mon propos soit compris de tous, je me suis rendue compte que cette appellation, qui se définit en opposition avec l'école, ne me convient pas... Je lui préfère déjà les propositions " apprentissages autonomes " ou " apprentissages naturels " ; mais ma préférence va sans conteste à l’expression anglaise " Life learners " que je trouve bien plus juste et qui reflète plus justement mon envie profonde.