Ça valait le coup d'œil, non ?!?
jeudi 26 novembre 2009
Petit bricoleur en herbe !!!
Juste pour le plaisir, une petite photo du Grand qui se prend pour un bricoleur depuis que Le Papa leur a offert un bel établi :
Ça valait le coup d'œil, non ?!?
Ça valait le coup d'œil, non ?!?
mercredi 25 novembre 2009
Tête à tête avec Minipouce
Aujourd'hui, j'ai profité du second mercredi du Grand en Centre de Loisirs (le premier, le 18/11, s'étant très bien passé) pour m'organiser une petite journée rien qu'avec Minipouce !!!
Après avoir déposé le Grand Frère, nous avons passé deux heures à la ludothèque avant de prendre la voiture pour nous rendre dans un lieu hautement gastronomique, apprécié de tous les enfants... Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés pour observer une intervention de pompiers, ce qui n'a pas manqué de captiver Le Petit.
Puis, nous avons fait les boutiques et Minipouce en a profité pour improviser une petite sieste en poussette. A son réveil, ô joie, nous nous sommes rendus à un carrousel installé à l'occasion des fêtes de fin d'année. Nul besoin de préciser que Minipouce a énormément apprécié les chevaux et autres engins !!!
Nous avons ensuite été faire quelques courses, avant de faire un petit tour par une animalerie, pour permettre à PetitTout d'admirer oiseaux, poissons, lapins et autres rongeurs en tous genres.
C'était le moment de prendre le chemin du retour (avec 1/2 heure de retard...) pour aller récupérer Le Grand qui nous attendait de pied ferme, sachant qu'une séance cinéma avait lieu à 17h00 et que La Maman leur en avait promis le spectacle.
Il s'agissait d'un programme d'une heure, intitulé Le Petit Chat curieux, réunissant 5 court-métrages japonais, des historiettes d'animation en prises de vues réelles, c'est-à-dire filmées image par image (façon Wallace & Gromit, pour résumer), mettant en scène Komaneko, petit chat né de l'imagination de Tsuneo Goda.
Le programme était indiqué dès 2 ans et le film est d'autant plus accessible et universel qu'il est muet (à l'exception des « gnia gnia gnia » poussés par Komaneko). Les deux garçons ont beaucoup aimé et Minipouce n'a pas bronché durant les 40 minutes de projection (nous avions loupé le premier 1/4 d'heure à cause de notre retard...).
C'était vraiment une belle journée, ensoleillée pour bien faire. Minipouce avait l'air ravi et, comme si la présence diurne de La Maman ne lui avait pas suffi, il s'est faufilé dans le lit parental pour s'y endormir, non sans avoir regardé quelques livres (!), dans le dos du Papa et de La Maman qui papotaient en bas...
La Maman a beaucoup apprécié de se retrouver avec son Minipouce en tête à tête et s'est promis de trouver une solution pour renouveler l'expérience avec Le Grand.
Après avoir déposé le Grand Frère, nous avons passé deux heures à la ludothèque avant de prendre la voiture pour nous rendre dans un lieu hautement gastronomique, apprécié de tous les enfants... Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés pour observer une intervention de pompiers, ce qui n'a pas manqué de captiver Le Petit.
Puis, nous avons fait les boutiques et Minipouce en a profité pour improviser une petite sieste en poussette. A son réveil, ô joie, nous nous sommes rendus à un carrousel installé à l'occasion des fêtes de fin d'année. Nul besoin de préciser que Minipouce a énormément apprécié les chevaux et autres engins !!!
Nous avons ensuite été faire quelques courses, avant de faire un petit tour par une animalerie, pour permettre à PetitTout d'admirer oiseaux, poissons, lapins et autres rongeurs en tous genres.
C'était le moment de prendre le chemin du retour (avec 1/2 heure de retard...) pour aller récupérer Le Grand qui nous attendait de pied ferme, sachant qu'une séance cinéma avait lieu à 17h00 et que La Maman leur en avait promis le spectacle.
Il s'agissait d'un programme d'une heure, intitulé Le Petit Chat curieux, réunissant 5 court-métrages japonais, des historiettes d'animation en prises de vues réelles, c'est-à-dire filmées image par image (façon Wallace & Gromit, pour résumer), mettant en scène Komaneko, petit chat né de l'imagination de Tsuneo Goda.
Le programme était indiqué dès 2 ans et le film est d'autant plus accessible et universel qu'il est muet (à l'exception des « gnia gnia gnia » poussés par Komaneko). Les deux garçons ont beaucoup aimé et Minipouce n'a pas bronché durant les 40 minutes de projection (nous avions loupé le premier 1/4 d'heure à cause de notre retard...).
C'était vraiment une belle journée, ensoleillée pour bien faire. Minipouce avait l'air ravi et, comme si la présence diurne de La Maman ne lui avait pas suffi, il s'est faufilé dans le lit parental pour s'y endormir, non sans avoir regardé quelques livres (!), dans le dos du Papa et de La Maman qui papotaient en bas...
La Maman a beaucoup apprécié de se retrouver avec son Minipouce en tête à tête et s'est promis de trouver une solution pour renouveler l'expérience avec Le Grand.
lundi 23 novembre 2009
Atelier de fabrication (matériel MONTESSORI)
Ce lundi, La Maman retrouvait les autres mamans rencontrées via le Forum dans l'optique de fabriquer du matériel Montessori de manière collective. Toutes les conditions semblaient optimales : mise en commun de matériel (tissus, tasseaux, papiers de verre et compagnie...), contreplaqué découpé aux mesures souhaitées et à prix modique (merci Loïc !), mamans motivées, bref : le rêve !!!
Euh, rêve qui peut vite tourner au cauchemar dès lors qu'on sait que chaque maman est venue accompagnée de tout ou partie de sa progéniture... Et avoir un rendement efficace avec 9 enfants " dans les pattes " (par âge : Elsa, Madiân, Zia, Anaëlle, Jeanne, Amélie, Clémentine, Elijah et Guillaume), cela relève autant du challenge que de l'exploit !!!
Mais les mamans ne se sont pas laissées abattre, et, après un copieux et délicieux repas collectif (on commence à avoir le coup de main !), les mamans ont papoté avec plaisir avant de décider de se mettre (enfin !) au travail.
Euh, rêve qui peut vite tourner au cauchemar dès lors qu'on sait que chaque maman est venue accompagnée de tout ou partie de sa progéniture... Et avoir un rendement efficace avec 9 enfants " dans les pattes " (par âge : Elsa, Madiân, Zia, Anaëlle, Jeanne, Amélie, Clémentine, Elijah et Guillaume), cela relève autant du challenge que de l'exploit !!!
Mais les mamans ne se sont pas laissées abattre, et, après un copieux et délicieux repas collectif (on commence à avoir le coup de main !), les mamans ont papoté avec plaisir avant de décider de se mettre (enfin !) au travail.
Tout le monde a mis la main à la pâte pour essayer de faire au mieux : découpage des 12 paires de tissus pour les boîtes du même nom, de 4 jeux de barres rouges, de tasseaux pour les tables de Seguin, ponçage, décalquage, prise de mesures, entrecoupés de divers câlins, siestes, tétées et goûter des enfants ; sans oublier quelques cris de La Maman envers un Minipouce désœuvré qui trompait son ennui avec un peu trop de véhémence envers les autres, surtout envers la malheureuse Clémentine... Il faut avouer que nous ne nous sommes pas beaucoup (du tout ?) occupées d'eux et qu'ils ont été, dans l'ensemble, relativement calmes. Merci les loulous !!!
Nous avons donc bien avancé et chacune a pu repartir avec du matériel coupé, mesuré et prêt à être terminé, à défaut d'être prêt à l'emploi !!! Un atelier supplémentaire ne serait donc pas superflu ! Au programme : ourlets des tissus (j'entends de là les protestations !!!), peinture des barres, collage de papier de verre, les idées ne manquent pas !!!
La Maman, quant à elle, a réussi a couper les tasseaux pour ses premières tables de Seguin, faire les découpe pour ses boîtes à fuseaux, couper un jeu supplémentaire de barres à peindre et ramener les tissus nécessaires à la confection des boîtes (merci Peggy !). Elle est plutôt contente du résultat, même si elle aurait aimé en faire davantage (mais, pour cela, il aurait fallu faire garder Minipouce...).
La Maman, quant à elle, a réussi a couper les tasseaux pour ses premières tables de Seguin, faire les découpe pour ses boîtes à fuseaux, couper un jeu supplémentaire de barres à peindre et ramener les tissus nécessaires à la confection des boîtes (merci Peggy !). Elle est plutôt contente du résultat, même si elle aurait aimé en faire davantage (mais, pour cela, il aurait fallu faire garder Minipouce...).
Photo à venir
Résultat du travail pour La Maman.
Pendant que les dernières sur les lieux rangeaient le matériel et donnaient un petit coup de main, d'autres s'occupaient des petits (merci Anne-Sophie pour cet intermède de calme !).
La Maman a profité des derniers moments chez une Rozenn épuisée (vive les nuits sans sommeil...) pour l'aider à ranger quelques bricoles et remettre un peu d'ordre. Nous avons ensuite fait manger les enfants, qui commençaient à montrer des signes évidents de fatigue...
Ce fut alors l'heure des adieux avec promesse de remettre ça au plus vite, pour le bonheur des petits et des grands !!!
Merci à Rozenn pour son accueil et sa disponibilité et merci à toutes les mamans qui ont fait l'effort de se déplacer des 4 coins de la Basse-Normandie : Bayeux, Jurques, Mortain, Cherbourg, jusqu'à une heure et demi de route pour les plus courageuses !!!
Bon courage à toutes pour terminer vos réalisations, qui seront, je n'en doute pas, superbes, et n'hésitez pas à m'envoyer des photos que je me ferai un plaisir de déposer sur ce blog !
Merci à Rozenn pour son accueil et sa disponibilité et merci à toutes les mamans qui ont fait l'effort de se déplacer des 4 coins de la Basse-Normandie : Bayeux, Jurques, Mortain, Cherbourg, jusqu'à une heure et demi de route pour les plus courageuses !!!
Bon courage à toutes pour terminer vos réalisations, qui seront, je n'en doute pas, superbes, et n'hésitez pas à m'envoyer des photos que je me ferai un plaisir de déposer sur ce blog !
A bientôt !!!
Remarque à l'intention de Flavie : il me restait du rab' en tasseau à la maison, je viens de te couper les barres manquantes !!!
Remarque à l'intention de Flavie : il me restait du rab' en tasseau à la maison, je viens de te couper les barres manquantes !!!
jeudi 19 novembre 2009
Cartes de nomenclature
Notre Grand étant actuellement en pleine période du langage, je me suis attelée à la réalisation de séries de cartes de nomenclature sur différents thèmes qui l'intéressent.
Pour ce faire, j'ai utilisé la fonction de recherche d'images de Google et j'ai sélectionné les images qui me paraissaient les plus belles et représentatives, uniquement des photographies pour plus de ressemblance avec la réalité.
Je vous propose ici le résultat de mon travail en téléchargement libre :
Pour ce faire, j'ai utilisé la fonction de recherche d'images de Google et j'ai sélectionné les images qui me paraissaient les plus belles et représentatives, uniquement des photographies pour plus de ressemblance avec la réalité.
Je vous propose ici le résultat de mon travail en téléchargement libre :
- les animaux de la ferme ;
- les sports d'hiver ;
- les pompiers ;
- les moyens de transport (véhicules et engins) ;
- les légumes ;
- les fruits ;
mercredi 18 novembre 2009
Ressources à télécharger
Comme je fabrique de plus en plus de fichiers et de matériels pour notre classe, et que j'apprécie énormément le partage de documents que proposent généreusement d'autres mamans non sco des groupes YAHOO et du FORUM, j'ai décidé de créer une nouvelle rubrique dans la liste de mes catégories de messages, située à droite sur mon blog.
En cliquant sur le lien intitulé " Ressources à télécharger ", vous accéderez directement à mes messages publiés qui contiennent, la plupart du temps à la fin des billets, des documents que je propose en téléchargement libre. Cela facilitera la tâche de celles qui souhaitent les retrouver sans avoir à éplucher tous mes billets !!!
Bonne fabrication à tou(te)s !!!
En cliquant sur le lien intitulé " Ressources à télécharger ", vous accéderez directement à mes messages publiés qui contiennent, la plupart du temps à la fin des billets, des documents que je propose en téléchargement libre. Cela facilitera la tâche de celles qui souhaitent les retrouver sans avoir à éplucher tous mes billets !!!
Bonne fabrication à tou(te)s !!!
dimanche 15 novembre 2009
Premier essai...
... réussi !!!
Après les traditionnels lecture, prière, câlin et bisous du soir, Minipouce s'est couché pour la toute première fois dans un lit sans barreau !!!
Il avait l'air vraiment fier de pouvoir monter seul dans son petit lit et de pouvoir y avoir un câlin avec Maman !!! Il ne s'est relevé qu'une seule fois et s'est aussitôt recouché sur ma demande.
J'étais persuadée, vu son tempérament de feu, que ce petit manège allait durer toute la soirée et qu'il faudrait ré-intervenir. Mais, au bout de 5 minutes de silence, j'ai été jeter un œil, sûre de le voir occupé à faire une bêtise (comme l'indique souvent le silence avec lui !) et voilà ce que j'ai découvert :
C'était tellement mignon : il avait été chercher une bonne partie des peluches que j'avais volontairement mises à sa disposition dans une caisse au pied de son lit, sachant qu'il les affectionne beaucoup, et s'en était entouré (je les ai enlevées avant de prendre la photo) !!!
Et voilà, une nouvelle étape de franchie pour notre " bébé " qui n'en est déjà plus vraiment un...
Après les traditionnels lecture, prière, câlin et bisous du soir, Minipouce s'est couché pour la toute première fois dans un lit sans barreau !!!
Il avait l'air vraiment fier de pouvoir monter seul dans son petit lit et de pouvoir y avoir un câlin avec Maman !!! Il ne s'est relevé qu'une seule fois et s'est aussitôt recouché sur ma demande.
J'étais persuadée, vu son tempérament de feu, que ce petit manège allait durer toute la soirée et qu'il faudrait ré-intervenir. Mais, au bout de 5 minutes de silence, j'ai été jeter un œil, sûre de le voir occupé à faire une bêtise (comme l'indique souvent le silence avec lui !) et voilà ce que j'ai découvert :
C'était tellement mignon : il avait été chercher une bonne partie des peluches que j'avais volontairement mises à sa disposition dans une caisse au pied de son lit, sachant qu'il les affectionne beaucoup, et s'en était entouré (je les ai enlevées avant de prendre la photo) !!!
Et voilà, une nouvelle étape de franchie pour notre " bébé " qui n'en est déjà plus vraiment un...
Réorganisation de la chambre des garçons
Les garçons grandissent, les besoins changent, les jeux évoluent... Bref, il était temps d'adapter la chambre des garçons à leur situation du moment.
Leur chambre n'est pas très grande, la pièce ayant une superficie d'un peu plus de 11 m² (3,25 m de large sur 3,45 m de long) : il est donc important que l'espace soit bien agencé pour exploiter au maximum toutes les possibilités.
De plus, notre volonté d'offrir aux garçons la possibilité d'agir avec autonomie passe aussi par l'aménagement de leur chambre : ils doivent pouvoir ranger eux-mêmes leurs jouets, apprendre à faire leurs lits et à s'habiller le matin.
Minipouce nous semblant prêt à franchir le cap, nous avons décidé de retirer un des pans de son " lit bébé " pour le préparer au passage dans un " lit de grand ". Les premières siestes et nuits risquent d'être assez chaotiques puisqu'il n'a pas eu l'habitude d'être autonome au niveau du coucher (c'est une erreur que nous essaierons de ne pas répéter pour le(s) suivant(s) !!!), mais, pour Le Grand, qui avait 2 ans au moment du changement, cela n'avait été l'affaire que de quelques jours...
Nous avons également fait le tri dans les jouets : nous avons jeté ceux qui étaient cassés ou trop abîmés pour être utilisés de façon sécuritaire, remisé dans un carton au garage les jouets premier âge, (re)trié par catégorie ceux qui restaient et (ré)organisé leur rangement (au passage, nous avons supprimé des bacs de rangements devenus inutiles pour laisser un maximum d'espace).
Nous avons essayé d'offrir à chaque enfant son propre coin de repos, tout en aménageant un espace de jeu commun suffisamment grand.
Au final, la chambre parait plus grande qu'avant et les enfants, passée la première surprise du Grand, semblent contents de ce nouvel aménagement. Petit aperçu en images :
Entrée de la chambre, avec vue sur le lit du Grand et la patère qui leur sert à accrocher leurs pyjamas le matin et leurs vêtements le soir.
Le coin du Grand : son lit et sa table de chevet.
Le coin de Minipouce : son lit et un cube qui lui tient lieu de chevet.
L'armoire (encore verrouillée en attendant d'adapter le rangement de son contenu aux enfants) et une étagère qui sert à ranger quelques jouets hors d'atteinte du Petit.
L'espace de jeux central, face à la fenêtre (d'où le contrejour) pour un maximum de luminosité et les rangements de jouets placés autour.
La colonne de rangement des petits jouets, avec images sur chaque tiroir pour que les enfants sachent où ranger chaque jouet après utilisation.
Ce n'est pas encore l'agencement idéal, entre autres les rangements à bacs qui n'apprennent pas le soin dans le rangement ; La Maman investira dans des meubles bas pour optimiser le rangement dans la future maison, mais, en attendant, cela devrait être plus fonctionnel.
Petit détail supplémentaire : sous chaque lit, une caisse contenant une parure de lit propre pour que les garçons puissent participer aux changements de draps bimensuel. A partir de la semaine prochaine, je leur apprendrai à remettre leur couette en place le matin afin qu'ils prennent l'habitude d'avoir une chambre accueillante au coucher.
Ils apprennent aussi à aider au ménage de leur chambre, en participant au rangement des jouets après utilisation et au dépoussiérage des meubles. Bon, pour la partie rangement, il y a encore des efforts à faire, mais ça viendra !!!
Leur chambre n'est pas très grande, la pièce ayant une superficie d'un peu plus de 11 m² (3,25 m de large sur 3,45 m de long) : il est donc important que l'espace soit bien agencé pour exploiter au maximum toutes les possibilités.
De plus, notre volonté d'offrir aux garçons la possibilité d'agir avec autonomie passe aussi par l'aménagement de leur chambre : ils doivent pouvoir ranger eux-mêmes leurs jouets, apprendre à faire leurs lits et à s'habiller le matin.
Minipouce nous semblant prêt à franchir le cap, nous avons décidé de retirer un des pans de son " lit bébé " pour le préparer au passage dans un " lit de grand ". Les premières siestes et nuits risquent d'être assez chaotiques puisqu'il n'a pas eu l'habitude d'être autonome au niveau du coucher (c'est une erreur que nous essaierons de ne pas répéter pour le(s) suivant(s) !!!), mais, pour Le Grand, qui avait 2 ans au moment du changement, cela n'avait été l'affaire que de quelques jours...
Nous avons également fait le tri dans les jouets : nous avons jeté ceux qui étaient cassés ou trop abîmés pour être utilisés de façon sécuritaire, remisé dans un carton au garage les jouets premier âge, (re)trié par catégorie ceux qui restaient et (ré)organisé leur rangement (au passage, nous avons supprimé des bacs de rangements devenus inutiles pour laisser un maximum d'espace).
Nous avons essayé d'offrir à chaque enfant son propre coin de repos, tout en aménageant un espace de jeu commun suffisamment grand.
Au final, la chambre parait plus grande qu'avant et les enfants, passée la première surprise du Grand, semblent contents de ce nouvel aménagement. Petit aperçu en images :
Ce n'est pas encore l'agencement idéal, entre autres les rangements à bacs qui n'apprennent pas le soin dans le rangement ; La Maman investira dans des meubles bas pour optimiser le rangement dans la future maison, mais, en attendant, cela devrait être plus fonctionnel.
Petit détail supplémentaire : sous chaque lit, une caisse contenant une parure de lit propre pour que les garçons puissent participer aux changements de draps bimensuel. A partir de la semaine prochaine, je leur apprendrai à remettre leur couette en place le matin afin qu'ils prennent l'habitude d'avoir une chambre accueillante au coucher.
Ils apprennent aussi à aider au ménage de leur chambre, en participant au rangement des jouets après utilisation et au dépoussiérage des meubles. Bon, pour la partie rangement, il y a encore des efforts à faire, mais ça viendra !!!
vendredi 13 novembre 2009
Métamorphose : la suite !!!
Nous continuons régulièrement à travailler avec les figurines des cycles de vie des insectes et batraciens avec Le Grand ; Minipouce commence également à vouloir les manipuler.
La Maman a donc (très modestement) confectionné des cartes de nomenclature du cycle de vie des petites bêtes correspondants aux figurines que nous possédons, à savoir : coccinelle, grenouille et papillon. Cela permettra au Grand de bien s'imprégner du vocabulaire et à Minipouce d'apparier figurines et cartes correspondantes.
Pour celles que cela intéresse, voici les documents prêts à l'emploi (je viens d'y ajouter les articles, manquants à ma première version, pour permettre à des enfants lecteurs d'approfondir leur vocabulaire), ainsi qu'une petite fiche d'activité à colorer et remettre en ordre sur le cycle de vie de la grenouille (trouvée sur le net et adaptée) :
La Maman a donc (très modestement) confectionné des cartes de nomenclature du cycle de vie des petites bêtes correspondants aux figurines que nous possédons, à savoir : coccinelle, grenouille et papillon. Cela permettra au Grand de bien s'imprégner du vocabulaire et à Minipouce d'apparier figurines et cartes correspondantes.
Pour celles que cela intéresse, voici les documents prêts à l'emploi (je viens d'y ajouter les articles, manquants à ma première version, pour permettre à des enfants lecteurs d'approfondir leur vocabulaire), ainsi qu'une petite fiche d'activité à colorer et remettre en ordre sur le cycle de vie de la grenouille (trouvée sur le net et adaptée) :
- cycle de vie du papillon ;
- cycle de vie de la coccinelle ;
- cycle de vie de la grenouille ;
- fiche d'activités sur la grenouille.
Les fichiers sont disponibles sous WORD, afin de permettre à chacun(e) de pouvoir modifier la police ou la taille des cartes à sa guise. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires en cas de problème de téléchargement ou autre !!!
jeudi 12 novembre 2009
Minipouce prend ses marques !!!
Minipouce manifeste un désir très fort d'aller dans la salle de classe et je me rends compte que, malgré son jeune âge (22 mois), il est déjà très demandeur et capable de mener à bien un certain nombre d'activités.
De plus, comme il bénéficie de l'expérience de son Grand Frère, les règles de la classe lui semblent familières et il cherche à me prouver qu'il peut lui aussi prendre son tapis, le déplier et ranger ses activités quand il souhaite passer à autre chose.
J'essaie donc au maximum de " donner un aliment à son activité " et de lui proposer des exercices qui ne le mettent pas en échec, tout en gardant le matériel qu'il ne peut encore utiliser hors de sa portée pour ne pas qu'il en soit lassé, le moment venu de le découvrir : tout un challenge !!!
Voici donc, pour ceux et celles que cela intéresse, un petit aperçu des activités " bambin " mises en place pour satisfaire Minipouce :
De plus, comme il bénéficie de l'expérience de son Grand Frère, les règles de la classe lui semblent familières et il cherche à me prouver qu'il peut lui aussi prendre son tapis, le déplier et ranger ses activités quand il souhaite passer à autre chose.
J'essaie donc au maximum de " donner un aliment à son activité " et de lui proposer des exercices qui ne le mettent pas en échec, tout en gardant le matériel qu'il ne peut encore utiliser hors de sa portée pour ne pas qu'il en soit lassé, le moment venu de le découvrir : tout un challenge !!!
Voici donc, pour ceux et celles que cela intéresse, un petit aperçu des activités " bambin " mises en place pour satisfaire Minipouce :
De même, les étagères de la salle de classe ont été revues, pour s'adapter à Minipouce, et mettre à sa hauteur les plateaux qu'il peut commencer à utiliser :
Et, comme je le sentais en demande et prêt à le manipuler, je lui ai " officiellement " présenté le versés de grosses graines (pois chiches) au pichet : il a suivi attentivement la présentation que j'ai introduite en lui disant (merci Libellule !) de bien regarder les mains de Maman pour que ses mains à lui puissent en faire de même ensuite.
Il s'est empressé de manipuler le matériel à ma suite, et, après quelques versés hésitants, uniquement de la main droite (encore un droitier !), il s'est mis à les reproduire avec plus d'assurance, et en alternant main droite/main gauche comme lors de ma présentation.
Il était si mignon, concentré sur sa tâche, regardant bien dans le fond de chaque pichet s'il était vide avant de prendre l'autre, s'étonnant quand les graines s'échappaient, les ramassant consciencieusement, et allant spontanément ranger son petit plateau à la fin de l'exercice.
La Maman n'a pas pu s'empêcher d'immortaliser ce " grand moment " et vous en livre un petit aperçu (il s'agit de la fin de l'activité) :
Avec le même entrain, il a ensuite utilisé le plateau de transvasements de boules de coton à la pince à cornichon, avec toujours ces mêmes concentration et volonté qui prouvent que c'était le bon moment.
Et, bien sûr, toujours cette passion pour les figurines d'animaux, qu'il réclame systématiquement lors des séances en classe, les manipulant longuement, scandant ses découvertes de " C'est quoi, ça, Maman ? " et répétant soigneusement chaque nouveau nom.
Voyant qu'il apprécie tant de travailler avec ces figurines, je lui ai proposé, depuis quelques temps déjà, une activité d'appariement de figurines d'animaux de la ferme avec des cartes correspondantes (ce qui permet de préparer son esprit au passage à l'abstrait).
Et, aujourd'hui, il a, pour la première fois, mené à bien toute l'activité, et l'a même recommencée à deux reprises, comme tout surpris lui-même d'avoir compris le fonctionnement de ce " jeu ".
Malgré le contrejour (!), La Maman a profité de sa concentration pour le filmer (remarquez, au passage, le temps qu'il met à repérer la carte de la vache, le déplacement qu'il doit effectuer pour pouvoir positionner la figurine correspondante ; ses " voilà ! " de satisfaction quand il pose une figurine animale et sa décision de mettre fin à l'activité et de ranger la matériel quand il se sent fatigué et commence à bloquer) :
La Maman ne se lasse pas de ces moments de concentration où l'on sent qu'il se passe tellement de choses à l'intérieur de cette petite tête : tout en lui est effort et construction... Et qu'elle devient belle et " désirable ", son énergie débordante, quand il la met au profit de son développement...
Ah, des moments comme ça, j'en veux tous les jours !!!
mardi 10 novembre 2009
Obest plerumque iis qui discere volunt auctoritas eorum qui docent...
Grâce à la générosité (et à la patience pour photographier l'ouvrage dans son intégralité) d'Aboz du Forum MONTESSORI, j'ai eu le plaisir de commencé à parcourir ce matin l'ouvrage de Dorothy CANFIELD-FISHER : L'éducation Montessori. Cette mère de famille, qui a pu observer la mise en application de cette pédagogie dans les premières " case dei bambini " (célèbres " maisons des enfants " crées par le Dr Maria MONTESSORI), propose aux lecteurs son analyse de la célèbre méthode ainsi que les modalités de sa mise en application. Certaines des remarques de cet ouvrage m'ont sauté aux yeux de par leur justesse et leur évidente véracité.
J'ai découvert la citation latine qui sert de titre à ce billet, extraite du De la nature des dieux écrit par l'illustre Cicéron (I, 50), dans l'introduction de cet ouvrage (ironique pour le professeur de Latin que je suis, n'est-ce pas ?!!). On peut la traduire de la façon suivante : " L'autorité de ceux qui enseignent nuit souvent à ceux qui veulent apprendre "... Je trouve cette maxime tellement moderne, si juste et adaptée au système d'enseignement actuellement en place qui nous pousse à ne pas scolariser nos enfants.
A propos des enfants qui, dans leurs premières années de vie, donnent l'impression de refuser de se soumettre à une quelconque autorité (cela me rappelle deux petits garçons que je connais bien !!!), Magdeleine DUFRESNE, qui introduit l'ouvrage, explique que Maria MONTESSORI a compris (c'est nous qui soulignons et annotons) que " tout effort de l'enfant doit être le fruit d'un travail personnel et que toute pression extérieure ne fait que retarder cet effort. C'est pourquoi elle trouve inutile de chercher à convaincre le petit enfant par des sermons. Tant qu'il n'a pas expérimenté lui-même la vie, tant qu'il n'a pas trouvé son équilibre, on ne peut rien pour lui. S'il ne veut rien faire, s'il est ce qu'on appelle indiscipliné, il faut attendre patiemment, sans pression : il faut l'aider dans cette construction morale, non par des exhortations ou des punitions, mais en donnant un aliment à son activité. Il faut s'appliquer à diriger ce surplus d'énergie dans un chemin utile, mais il faut se garder de réprimer une force qui est non seulement bonne, mais désirable, étant fondée sur la vraie nature d'un organisme vivant. Sous ce régime, l'enfant apprendra peu à peu à obéir, non parce qu'il ne peut faire autrement, mais parce qu'il sent qu'il le doit ".
Que de sagesse dans cette analyse qui me fait mesurer à quel point le chemin pour éduquer nos garçons de manière respectueuse est encore long à parcourir... Moi qui parfois, dans des moments de doutes (souvent influencée par des jugements extérieurs, il faut l'admettre...) continue à avoir l'impression que Minipouce est un enfant difficile, que Le Grand a un problème avec l'autorité, je me rends compte à quel point il est de mon devoir de maman de leur donner cette " nourriture ", ce besoin d'activités adaptées à leur construction intérieure... Qu'il est difficile, parfois, de les aider à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes, de trouver " désirable " cette énergie qui les pousse à agir, à découvrir sans relâche, quand nous sommes, adultes, contraints par des exigences et des impératifs extérieurs et indépendants de notre propre volonté...
Pour en revenir à l'introduction de Magdeleine DUFRESNE, à ceux qui rétorqueraient qu'il n'est point besoin de cadres d'habillage pour apprendre à s'habiller ou de versés de graines au pichet pour apprendre à se servir un verre d'eau, et que, tôt au tard, tout individu acquiert spontanément la maîtrise de ces gestes sans qu'il soit utile de lui en proposer un apprentissage précoce, elle explique que la supériorité de la méthode Montessori dans ce domaine est (c'est nous qui soulignons et annotons) que " les exercices qu'elle [Maria MONTESSORI] offre aux enfants n'ont pas un but directement pratique ; si ce but est atteint, il ne vient que par surcroît ; le point visé est d'apprendre à l'enfant à apprendre. Il importe peu qu'il puisse reconnaître la différence entre deux teintes de jaune [référence à la troisième boîte des couleurs] ou qu'il puisse distinguer par le seul sens du toucher un morceau de toile d'un morceau de coton [référence aux exercices de vie sensorielle], une planchette de bois ovale d'une planchette ronde [référence au cabinet de géométrie]. Mais il est important qu'il acquiert l'habitude d'observer rapidement les objets qui l'entourent et qu'en un instant il en connaisse les moindres détails. Il est nécessaire que, tout jeune, il apprenne à reconnaître la marque distinctive et le caractère essentiel d'une chose, qu'il sache observer les phénomènes de la nature et les classer suivant leur ordre scientifique. Il est très important qu'il apprenne à distinguer les différences entre des choses qui se ressemblent afin qu'un jour il sache le faire dans l'ordre intellectuel aussi bien que dans l'ordre matériel ".
Combien il devient aisé, à la lecture de ce passage, de comprendre le pourquoi des exercices de Vie Pratique, qui, s'ils peuvent prêter à sourire lorsque que l'on ne prend en considération que leur aspect purement formel, s'avèrent éminemment formateur quand on tient compte de l'étendue de leur champ d'action ! " Sachons donc voir dans ce matériel, conclut-elle, outre son résultat pratique immédiat, la contribution fondamentale qu'il apporte à la formation intellectuelle de l'enfant ".
Quand j'ai lu, par ailleurs, que Maria MONTESSORI était " la première à recommander à ses maîtresses de ne pas prendre ses paroles à la lettre, mais d'expérimenter, par elles-mêmes, ce qui convient le mieux aux enfants ", j'ai compris que l'intuition que j'avais parfois d'adapter, non pas les présentations ou le mode de manipulation du matériel qui ont fait l'objet d'études et d'expériences qui en ont prouvé la validité et la légitimité, mais le rôle et la place de guide de l'adulte que j'essaie d'être était tout à fait justifiée.
La modernité du propos de M. DUFRESNE m'a également stupéfaite quand j'ai lu que " parmi les objections faites au système Montessori, celle qui semble le plus préoccuper le public à trait à l'immoralité d'une éducation dans laquelle le plaisir tient une place si considérable (...). Quelle mauvaise préparation à la vie ! Que deviendront ces pauvres petits êtres trop heureux dans leur enfance et auxquels on n'aura pas appris à s'ennuyer ? Comment supporteront-ils une vie de sacrifice et de peine ? Autant de questions [qui] se posent (...) lorsqu'on (...) dit que [les] enfants doivent être heureux et prendre plaisir à tout ce qu'ils font ". C'est presque mot pour mot une des objections que nous entendons le plus souvent quand nous exposons les motivations qui nous poussent à ne pas mettre nos enfants à l'école.
" Chaque enfant s'impose à lui-même la plus stricte discipline, grâce à l'intérêt qu'il prend à ce qu'il fait ", dit plus loin Dorothy CANFIELD-FISHER. En effet, au travers de la concentration et des efforts qu'il déploie dans la manipulation du matériel, l'enfant apprendra naturellement à se dominer. N'est-ce pas là ce dont tout un chacun rêverait pour son ou ses enfant(s) ?
Mais le temps me manque et je dois m'arrêter là pour aujourd'hui. Je continuerai la lecture de cet ouvrage un peu plus tard et viendrai en faire un petit compte rendu sur le blog quand le temps m'en sera donné !!!
J'ai découvert la citation latine qui sert de titre à ce billet, extraite du De la nature des dieux écrit par l'illustre Cicéron (I, 50), dans l'introduction de cet ouvrage (ironique pour le professeur de Latin que je suis, n'est-ce pas ?!!). On peut la traduire de la façon suivante : " L'autorité de ceux qui enseignent nuit souvent à ceux qui veulent apprendre "... Je trouve cette maxime tellement moderne, si juste et adaptée au système d'enseignement actuellement en place qui nous pousse à ne pas scolariser nos enfants.
A propos des enfants qui, dans leurs premières années de vie, donnent l'impression de refuser de se soumettre à une quelconque autorité (cela me rappelle deux petits garçons que je connais bien !!!), Magdeleine DUFRESNE, qui introduit l'ouvrage, explique que Maria MONTESSORI a compris (c'est nous qui soulignons et annotons) que " tout effort de l'enfant doit être le fruit d'un travail personnel et que toute pression extérieure ne fait que retarder cet effort. C'est pourquoi elle trouve inutile de chercher à convaincre le petit enfant par des sermons. Tant qu'il n'a pas expérimenté lui-même la vie, tant qu'il n'a pas trouvé son équilibre, on ne peut rien pour lui. S'il ne veut rien faire, s'il est ce qu'on appelle indiscipliné, il faut attendre patiemment, sans pression : il faut l'aider dans cette construction morale, non par des exhortations ou des punitions, mais en donnant un aliment à son activité. Il faut s'appliquer à diriger ce surplus d'énergie dans un chemin utile, mais il faut se garder de réprimer une force qui est non seulement bonne, mais désirable, étant fondée sur la vraie nature d'un organisme vivant. Sous ce régime, l'enfant apprendra peu à peu à obéir, non parce qu'il ne peut faire autrement, mais parce qu'il sent qu'il le doit ".
Que de sagesse dans cette analyse qui me fait mesurer à quel point le chemin pour éduquer nos garçons de manière respectueuse est encore long à parcourir... Moi qui parfois, dans des moments de doutes (souvent influencée par des jugements extérieurs, il faut l'admettre...) continue à avoir l'impression que Minipouce est un enfant difficile, que Le Grand a un problème avec l'autorité, je me rends compte à quel point il est de mon devoir de maman de leur donner cette " nourriture ", ce besoin d'activités adaptées à leur construction intérieure... Qu'il est difficile, parfois, de les aider à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes, de trouver " désirable " cette énergie qui les pousse à agir, à découvrir sans relâche, quand nous sommes, adultes, contraints par des exigences et des impératifs extérieurs et indépendants de notre propre volonté...
Pour en revenir à l'introduction de Magdeleine DUFRESNE, à ceux qui rétorqueraient qu'il n'est point besoin de cadres d'habillage pour apprendre à s'habiller ou de versés de graines au pichet pour apprendre à se servir un verre d'eau, et que, tôt au tard, tout individu acquiert spontanément la maîtrise de ces gestes sans qu'il soit utile de lui en proposer un apprentissage précoce, elle explique que la supériorité de la méthode Montessori dans ce domaine est (c'est nous qui soulignons et annotons) que " les exercices qu'elle [Maria MONTESSORI] offre aux enfants n'ont pas un but directement pratique ; si ce but est atteint, il ne vient que par surcroît ; le point visé est d'apprendre à l'enfant à apprendre. Il importe peu qu'il puisse reconnaître la différence entre deux teintes de jaune [référence à la troisième boîte des couleurs] ou qu'il puisse distinguer par le seul sens du toucher un morceau de toile d'un morceau de coton [référence aux exercices de vie sensorielle], une planchette de bois ovale d'une planchette ronde [référence au cabinet de géométrie]. Mais il est important qu'il acquiert l'habitude d'observer rapidement les objets qui l'entourent et qu'en un instant il en connaisse les moindres détails. Il est nécessaire que, tout jeune, il apprenne à reconnaître la marque distinctive et le caractère essentiel d'une chose, qu'il sache observer les phénomènes de la nature et les classer suivant leur ordre scientifique. Il est très important qu'il apprenne à distinguer les différences entre des choses qui se ressemblent afin qu'un jour il sache le faire dans l'ordre intellectuel aussi bien que dans l'ordre matériel ".
Combien il devient aisé, à la lecture de ce passage, de comprendre le pourquoi des exercices de Vie Pratique, qui, s'ils peuvent prêter à sourire lorsque que l'on ne prend en considération que leur aspect purement formel, s'avèrent éminemment formateur quand on tient compte de l'étendue de leur champ d'action ! " Sachons donc voir dans ce matériel, conclut-elle, outre son résultat pratique immédiat, la contribution fondamentale qu'il apporte à la formation intellectuelle de l'enfant ".
Quand j'ai lu, par ailleurs, que Maria MONTESSORI était " la première à recommander à ses maîtresses de ne pas prendre ses paroles à la lettre, mais d'expérimenter, par elles-mêmes, ce qui convient le mieux aux enfants ", j'ai compris que l'intuition que j'avais parfois d'adapter, non pas les présentations ou le mode de manipulation du matériel qui ont fait l'objet d'études et d'expériences qui en ont prouvé la validité et la légitimité, mais le rôle et la place de guide de l'adulte que j'essaie d'être était tout à fait justifiée.
La modernité du propos de M. DUFRESNE m'a également stupéfaite quand j'ai lu que " parmi les objections faites au système Montessori, celle qui semble le plus préoccuper le public à trait à l'immoralité d'une éducation dans laquelle le plaisir tient une place si considérable (...). Quelle mauvaise préparation à la vie ! Que deviendront ces pauvres petits êtres trop heureux dans leur enfance et auxquels on n'aura pas appris à s'ennuyer ? Comment supporteront-ils une vie de sacrifice et de peine ? Autant de questions [qui] se posent (...) lorsqu'on (...) dit que [les] enfants doivent être heureux et prendre plaisir à tout ce qu'ils font ". C'est presque mot pour mot une des objections que nous entendons le plus souvent quand nous exposons les motivations qui nous poussent à ne pas mettre nos enfants à l'école.
" Chaque enfant s'impose à lui-même la plus stricte discipline, grâce à l'intérêt qu'il prend à ce qu'il fait ", dit plus loin Dorothy CANFIELD-FISHER. En effet, au travers de la concentration et des efforts qu'il déploie dans la manipulation du matériel, l'enfant apprendra naturellement à se dominer. N'est-ce pas là ce dont tout un chacun rêverait pour son ou ses enfant(s) ?
Mais le temps me manque et je dois m'arrêter là pour aujourd'hui. Je continuerai la lecture de cet ouvrage un peu plus tard et viendrai en faire un petit compte rendu sur le blog quand le temps m'en sera donné !!!
vendredi 6 novembre 2009
J'écris ton nom : LIBERTE...
Autour de nous, les gens nous reprochent parfois de ne pas être assez " stricts " avec nos garçons, de ne pas nous faire assez " respecter " ; bref, pour faire court et en grossissant le trait : de mal les élever !!!
En agissant comme nous le faisons, notre entourage pense peut-être que nos enfants ont " le dessus" sur nous, qu'ils " font la loi " à la maison ou encore que nous ne les préparons pas au monde de frustration et de violence qui les entoure, surtout qu'en ne les mettant pas à l'école, nous les " coupons " de la réalité environnante...
Mais, je vous pose une question : devrions-nous mettre nos fils à l'école uniquement pour leur apprendre ce qu'est la vie, comment il faut se plier au monde pour avancer, ne pas faire de vague pour ne pas se faire remarquer ? Si c'est l'idée que vous avez de l'école, quelle triste constat...
Si je défends bien évidemment, en tant qu'enseignante, l'idée d'une instruction publique, laïque et obligatoire, ce que je refuse pour mes enfants, ce sont les modalités actuelles de mise en œuvre de cette instruction.
Mais, le but de ce message n'étant pas de faire le procès de l'école, mais plutôt de protester contre la vision réductrice de notre éducation que se font certaines personnes de notre entourage, je reviens à mon propos.
Aussi , je vous pose cette question : devrions-nous mettre des fessées à nos enfants sous prétexte qu'il faut leur fixer des limites, leur apprendre qu'on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, nous faire respecter ?
Quand un de vos invités casse par maladresse un verre, lui mettez-vous une tape sur la main pour lui faire comprendre les conséquences de sa négligence ?
Quand vous assistez au spectacle d'un adulte qui pleure, lui assenez-vous d'arrêtez de pleurer parce que ce " n'est pas grave " ?
Qui sommes-nous pour jugez des émotions d'autrui ? Avez-vous le pouvoir de lire dans les cœurs ? Mon mari et moi n'en avons pas la prétention. Aussi, essayons-nous d'accueillir les réactions, les comportements, les pleurs et les colères de nos fils quand ils se manifestent avec le plus de respect et d'empathie possible, dans la limite de notre fatigue et de nos possibilités du moment (ainsi que de la pression sociale il faut bien l'admettre...).
Cela suffit-il pour affirmer que nous ne savons pas leur poser de limites ? Cela en fera-t-il pour autant des enfants tyrans ? Nous en prenons le risque.
Oui, nos garçons sont souvent fatigants, épuisants, énervants. Mais est-ce leur seul comportement qui est à l'origine de notre fatigue et de notre exaspération ? Si nous n'avions que nos enfants à nous occuper, si nous ne rentrions pas fatigués d'une dure journée de travail, si nous n'étions pas exaspérés par les corvées de linge et de ménage qui reviennent si souvent, par les placards qui se vident plus vite qu'ils ne se remplissent, exténués par les rendez-vous qu'il faut honorer, réagirions-nous ainsi ?
Dans un monde où tout est régi, jugé, structuré, quelle sphère de liberté reste-t-il aux individus en formation que sont nos enfants pour apprendre à grandir au travers de leurs erreurs, à se construire au-delà de leurs échecs, à évoluer pour devenir des adultes bien dans leurs corps et dans leur tête ? Comment devenir un adulte respectueux, quand on n'a pas été respecté soi-même enfant, dans ses sentiments et ses affects, ses qualités et ses faiblesses ?
Bien sûr, il est parfois tentant de les punir, de les discipliner physiquement, surtout quand les tracas et la fatigue du quotidien se font pesants...
Mais, nous le savons, le chemin que nous empruntons n'est pas celui de la facilité et du repos, espérant ardemment qu'il nous mènera à terme vers des rapports familiaux équilibrés et respectueux.
" Mais si vous ne leur dites jamais rien, si vous ne les disciplinez jamais, vos enfants sont donc libres de tout faire, ils n'ont aucune limite ? ", me rétorqueront certains.
Je reprendrais à mon comptes les paroles du site de L'école de la vie pour leur répondre : NON ! Nos enfants apprennent l’autodiscipline, ce qui est très différent de l’absence de discipline.
" Les enfants indisciplinés et inexpérimentés ne sont pas vraiment libres mais sont plutôt esclaves de leurs désirs immédiats et plus ils avanceront en âge avec des comportements inadaptés, plus il sera difficile de modifier ces comportements. En réalité, un comportement destructeur rend malheureux l’individu qui le perpétue.
Être libre signifie beaucoup plus que « faire ce que l’individu désire faire », être libre implique aussi et surtout la capacité de pouvoir distinguer et de pouvoir choisir ce qui est bénéfique et constructif pour soi pour ensuite être capable de mener ces choix à terme.
[Dans notre foyer], la seule véritable limite que chacun se fixe, est le respect : de soi-même, des autres et de l'environnement dans lequel il évolue. Une décontraction sur la forme n'est nullement synonyme de laxisme sur le fond. L'enfant qui est respecté n'a pas besoin de provoquer ou de faire ses coups par derrière (...).
Les limites sont fixées en fonction de l'intérêt général, la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres...".
C'est dans ce genre d'environnement et de cadre que nous essayons, tant bien que mal , et parfois bien maladroitement, d'élever nos fils...
Sur ces mots, je vous laisse méditer et vous souhaite une excellente nuit !!!
Remarque : Pour ceux qui ne connaitraient pas l'excellent poème de Paul ELUARD qui inspire le titre de ce billet, allez faire un tour ici !!!
En agissant comme nous le faisons, notre entourage pense peut-être que nos enfants ont " le dessus" sur nous, qu'ils " font la loi " à la maison ou encore que nous ne les préparons pas au monde de frustration et de violence qui les entoure, surtout qu'en ne les mettant pas à l'école, nous les " coupons " de la réalité environnante...
Mais, je vous pose une question : devrions-nous mettre nos fils à l'école uniquement pour leur apprendre ce qu'est la vie, comment il faut se plier au monde pour avancer, ne pas faire de vague pour ne pas se faire remarquer ? Si c'est l'idée que vous avez de l'école, quelle triste constat...
Si je défends bien évidemment, en tant qu'enseignante, l'idée d'une instruction publique, laïque et obligatoire, ce que je refuse pour mes enfants, ce sont les modalités actuelles de mise en œuvre de cette instruction.
Mais, le but de ce message n'étant pas de faire le procès de l'école, mais plutôt de protester contre la vision réductrice de notre éducation que se font certaines personnes de notre entourage, je reviens à mon propos.
Aussi , je vous pose cette question : devrions-nous mettre des fessées à nos enfants sous prétexte qu'il faut leur fixer des limites, leur apprendre qu'on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, nous faire respecter ?
Quand un de vos invités casse par maladresse un verre, lui mettez-vous une tape sur la main pour lui faire comprendre les conséquences de sa négligence ?
Quand vous assistez au spectacle d'un adulte qui pleure, lui assenez-vous d'arrêtez de pleurer parce que ce " n'est pas grave " ?
Qui sommes-nous pour jugez des émotions d'autrui ? Avez-vous le pouvoir de lire dans les cœurs ? Mon mari et moi n'en avons pas la prétention. Aussi, essayons-nous d'accueillir les réactions, les comportements, les pleurs et les colères de nos fils quand ils se manifestent avec le plus de respect et d'empathie possible, dans la limite de notre fatigue et de nos possibilités du moment (ainsi que de la pression sociale il faut bien l'admettre...).
Cela suffit-il pour affirmer que nous ne savons pas leur poser de limites ? Cela en fera-t-il pour autant des enfants tyrans ? Nous en prenons le risque.
Oui, nos garçons sont souvent fatigants, épuisants, énervants. Mais est-ce leur seul comportement qui est à l'origine de notre fatigue et de notre exaspération ? Si nous n'avions que nos enfants à nous occuper, si nous ne rentrions pas fatigués d'une dure journée de travail, si nous n'étions pas exaspérés par les corvées de linge et de ménage qui reviennent si souvent, par les placards qui se vident plus vite qu'ils ne se remplissent, exténués par les rendez-vous qu'il faut honorer, réagirions-nous ainsi ?
Dans un monde où tout est régi, jugé, structuré, quelle sphère de liberté reste-t-il aux individus en formation que sont nos enfants pour apprendre à grandir au travers de leurs erreurs, à se construire au-delà de leurs échecs, à évoluer pour devenir des adultes bien dans leurs corps et dans leur tête ? Comment devenir un adulte respectueux, quand on n'a pas été respecté soi-même enfant, dans ses sentiments et ses affects, ses qualités et ses faiblesses ?
Bien sûr, il est parfois tentant de les punir, de les discipliner physiquement, surtout quand les tracas et la fatigue du quotidien se font pesants...
Mais, nous le savons, le chemin que nous empruntons n'est pas celui de la facilité et du repos, espérant ardemment qu'il nous mènera à terme vers des rapports familiaux équilibrés et respectueux.
" Mais si vous ne leur dites jamais rien, si vous ne les disciplinez jamais, vos enfants sont donc libres de tout faire, ils n'ont aucune limite ? ", me rétorqueront certains.
Je reprendrais à mon comptes les paroles du site de L'école de la vie pour leur répondre : NON ! Nos enfants apprennent l’autodiscipline, ce qui est très différent de l’absence de discipline.
" Les enfants indisciplinés et inexpérimentés ne sont pas vraiment libres mais sont plutôt esclaves de leurs désirs immédiats et plus ils avanceront en âge avec des comportements inadaptés, plus il sera difficile de modifier ces comportements. En réalité, un comportement destructeur rend malheureux l’individu qui le perpétue.
Être libre signifie beaucoup plus que « faire ce que l’individu désire faire », être libre implique aussi et surtout la capacité de pouvoir distinguer et de pouvoir choisir ce qui est bénéfique et constructif pour soi pour ensuite être capable de mener ces choix à terme.
[Dans notre foyer], la seule véritable limite que chacun se fixe, est le respect : de soi-même, des autres et de l'environnement dans lequel il évolue. Une décontraction sur la forme n'est nullement synonyme de laxisme sur le fond. L'enfant qui est respecté n'a pas besoin de provoquer ou de faire ses coups par derrière (...).
Les limites sont fixées en fonction de l'intérêt général, la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres...".
C'est dans ce genre d'environnement et de cadre que nous essayons, tant bien que mal , et parfois bien maladroitement, d'élever nos fils...
Sur ces mots, je vous laisse méditer et vous souhaite une excellente nuit !!!
Remarque : Pour ceux qui ne connaitraient pas l'excellent poème de Paul ELUARD qui inspire le titre de ce billet, allez faire un tour ici !!!
mardi 3 novembre 2009
Les cousines découvrent la classe !!!
Vive les vacances scolaires qui sont pour nous l'occasion de recevoir copains et cousin(e)s à la maison !!! Après la rencontre avec les mamans connues sur le Forum MONTESSORI, nous avons eu le plaisir d'accueillir deux grandes cousines des garçons, Ally et Evy !!!
La première soirée fut inaugurée par un traditionnel plat de pâtes " à la carbonara " (Ally me comprendra !!!) suivie d'une séance de visionnage de DVD dans le lit parental, en compagnie de Minipouce pour lequel c'était une grande première !!!
La première soirée fut inaugurée par un traditionnel plat de pâtes " à la carbonara " (Ally me comprendra !!!) suivie d'une séance de visionnage de DVD dans le lit parental, en compagnie de Minipouce pour lequel c'était une grande première !!!
Les plus jeunes se sont endormis devant, ou presque, et seule la grande cousine a pu profiter du spectacle dans son intégralité !!!
Le lendemain, les activités se sont enchaînées à une cadence folle et la journée a bien vite passé !!! Petit aperçu de notre épopée :
Le lendemain, les activités se sont enchaînées à une cadence folle et la journée a bien vite passé !!! Petit aperçu de notre épopée :
Pendant la sieste du Petit, les filles ont réclamé à grands cris d'aller dans la salle de classe pour voir " comment c'est l'école à la maison ". Leur insistance a eu raison des appréhensions de La Maman qui ne voulait pas les priver de leurs derniers jours de vacances...
Nous avons donc passé une bonne heure dans la salle de classe, pendant laquelle Madiân a travaillé en autonomie, Evy a enchaîné une multitude d'activités et Ally, une peu grande pour la plupart des activités du haut de ses presque 10 ans (!), a pris plaisir à se lancer quelques défis sensoriels !!!
Nous avons donc passé une bonne heure dans la salle de classe, pendant laquelle Madiân a travaillé en autonomie, Evy a enchaîné une multitude d'activités et Ally, une peu grande pour la plupart des activités du haut de ses presque 10 ans (!), a pris plaisir à se lancer quelques défis sensoriels !!!
Nous avons ensuite enchaîné sur une belle séance d'activités manuelles : les enfants ont réalisés de magnifiques sets de table à leurs noms qui orneront à présent la table lors des repas !!!
En fin de journée, Ally a appris de nouvelles recettes apéritives, sous le regard très intéressé des plus jeunes (!), qui ont fait le régal de nos papilles le soir même !!!
La soirée s'est terminée par une raclette en famille, suivie d'une petite séance de DVD pour calmer les esprits les plus excités (euh, comment ça je parle de nos garçons ?!!) !!!
Vivement les prochaines vacances qu'on remette ça, et, c'est promis, Evy, tu pourras cirer les chaussures !!!
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