Nous voilà déjà au terme de nos dernières petites vacances et à la veille de la reprise... Le temps est passé à vive allure mais nous avons été bien occupés et le bilan est très positif : les enfants ont passé de nombreuses heures en extérieur, ont vu nombre de copains, ont accompli la plupart de leurs projets de vacances et, surtout, ont toujours goût aux apprentissages informels et autonomes !!!
Le temps passé devant les écrans a été moindre : ils ont visionné, je pense, 4 DVD en soirée sur les 15 jours au total et ont joué moins de 2 heures sur l'Ipad, qu'ils n'ont même pas réclamé davantage, pendant toute la durée des vacances ; soit, d'après mes calculs, une demi-heure environ d'écran par jour comme moyenne lissée sur la durée des vacances.
Le temps passé devant (ou derrière !) les écrans est une de mes plus grosses préoccupations pour notre retour envisagé vers l'IEF. D'ailleurs, la semaine qui vient de s'écouler, du 20 au 26 avril 2015, était la
Semaine mondiale sans télé (la prochaine aura lieu du 14 au 20 mars 2016).
Même si nous ne possédons pas, par choix assumé, de petit écran, il y en a d'autres chez nous : Ipad, ordinateurs, smartphones... Tous les foyers en sont envahis et leur attraction, sur les grands comme sur les petits, est forte...
Je me documente beaucoup à ce sujet depuis quelques mois car l'arrivée de l'Ipad dans notre foyer il y a quelques années a fait augmenter le temps passé par nos enfants derrière un écran...
Je vous renvoie aux excellents magazines
Peps et
Grandir Autrement qui donnent des éclairages variés sur le sujet en publiant régulièrement des articles sur la question. A lire également le billet d'
Eve sur le sujet intitulé :
Écrans, pour ou contre ? qui m'a beaucoup parlé.
Elle y évoque des positions différentes, sans jugement ; et j'ai beaucoup apprécié la référence à
l'article évoquant la limitation du temps passé par les enfants derrière un écran par les grands pontes du numérique et de l'informatique. Cela donne à réfléchir...
De plus, j'ai pris conscience en lisant son billet du pourquoi de la demande grandissante de mes enfants pour les écrans : mes raisons de les leur proposer... J'ai toujours proposé les écrans (j'entends par là aussi bien DVD que jeux vidéos ou applications sur Ipad) pour combler l'ennui de mes enfants : les jours de pluie, en voiture, dans une salle d'attente, lors de longs repas en famille... Et mes enfants ont bien compris ma volonté évidente de vaincre l'ennui par l'écran...
Pourtant petite fille, j'aimais " m'ennuyer " : prendre du temps pour ma construction intérieure, imaginer, lire, créer, dessiner, méditer... Mais j'ai perdu petit à petit, entraînée par la vie " adulte ", mon amour de l'ennui... Mes enfants n'ont jamais vraiment le temps de s'ennuyer je crois. Et dès que cette sensation arrive, ils cherchent à combler ce vide, non pas de l’intérieur mais par un média extérieur...
Ils n'exploitent pas assez leurs ressources intérieures, ne vont pas puiser au plus profond d’eux-mêmes. Voilà un bel objectif que nous avons commencé à mettre en œuvre pendant ces 15 jours de vacances. C'est un des apprentissages que je leur souhaite, surtout si nous pouvons reprendre le chemin de l'IEF à la rentrée...
Car oui, nous sommes toujours dans le doute : non pas quant à notre envie de reprendre l'IEF, mais quant à nos possibilités de le faire et de le mettre en œuvre... Possibilités financières, matérielles, familiales... Des événements inopinés de ces dernières semaines ont ébranlé nombre de nos certitudes et nous ne savons pas encore quelle sera la suite de nos aventures...
Petit point sur nos certitudes et nos doutes du moment : car oui, il y en a des certitudes et surtout des convictions. En premier lieu, la conviction pour moi d'avoir pris la bonne décision en donnant ma démission pour la fin de cette année scolaire. J'ai beaucoup appris de l'école où je travaille, beaucoup grandi, reçu, mais beaucoup donné aussi et je pense arriver au terme de ce que je peux et veux donner à mes élèves pour donner davantage encore à ma famille et à nos enfants.
Certitude également, d'avoir fait le bon choix en venant nous installer en Bretagne où nous avons trouvé un lieu de vie que nous chérissons, une région qui nous comble et des amis au delà de nos espérances...
Satisfaction pour mon Homme d'avoir osé : osé quitter un travail ennuyeux mais confortable, osé affronter le qu'en dira-t-on, osé se lancer, osé continuer et persévérer pour atteindre ses objectifs de vie, même si le chemin n'est pas toujours facile.
Conviction aussi, de vouloir reprendre le chemin de l'IEF, conviction rendue plus forte encore par l'envie, de plus en plus pressante, de nos enfants. Je lisais récemment dans un commentaire sur
le blog de Eve, cette assertion d'une maman envisageant la non scolarisation pour sa petite puce : " Mon sentiment est que pour beaucoup d'enfants (...) l'école restera une chance. Pour
d'autres, l'IEF en est une plus grande encore ". C'est exactement ce que je ressens et cela devrait suffire !!!
Mais, il y a des mais... Les finances qui ne sont pas suffisantes pour que je puisse rester à la maison à temps plein ; ma réintégration en Bretagne à la rentrée 2015, sans savoir dans quel département je vais atterrir, sans certitude d'obtenir un temps partiel ni d'avoir un poste fixe ; l'incertitude quant à notre futur lieu de vie que nous recherchons depuis le début de l'année ; la possibilité (ou l'impossibilité...) matérielle d'assumer l'IEF avec un emploi du temps professionnel non adapté...
Et nos enfants dans tout cela ? Ils sont un peu prisonniers de nos contraintes, avouons-le... En septembre dernier, ils nous manifestaient déjà leur désir de rester à la maison et de retourner vers l'IEF. Mais nous n'étions pas en capacité financière de le faire et leur avions expliqué qu'une dernière année de scolarisation, dans des conditions privilégiées en prime, serait nécessaire.
Mais cette année scolaire s'achève et leur demande devient plus pressante... Mes collègues de travail les sentent sur le départ, la page de l'école déjà tournée dans leurs petites têtes... Qu'il est alors difficile et douloureux de ne pas savoir comment répondre à leurs questions, de leur faire comprendre que nos décisions n'en sont pas toujours, que nos choix sont parfois imposés par les nécessités du quotidien et qu'il nous faut parfois attendre, encore, avant de pouvoir avoir des éléments de réponses concrets sur lesquels appuyer nos choix de vie à venir...
Nous en sommes là aujourd'hui : dans l'attente, active, de cette rentrée à venir. Active, car nous ne baissons pas les bras : Le Papa continue de faire évoluer son activité, nous recherchons activement une maison qui convienne à la fois à nos impératifs économiques et familiaux, La Maman envisage toutes les possibilités et surtout, tous, nous gardons espoir, nos objectifs bien en vue...
Car notre devise familiale reste la même et se révèle de plus en plus vraie :
Nous sommes impatients de découvrir sur quelle étoile nous allons atterrir en septembre 2015 !!!