Mon grand-père s'est éteint hier matin d'une crise cardiaque. Rentré de l’hôpital quelques jours avant, il s'était fait coupé les cheveux à domicile et avait pu marcher un peu dans son jardin qu'il aimait tant...
C'est peut être anecdotique mais j'aime le savoir mort ainsi : tout beau, lui qui était si coquet, toujours bien mis, après avoir revu son jardin et sa chienne (il aura attendu toute sa vie pour réaliser, il y a une dizaine d'années, son souhait d'avoir un chien...), en compagnie d'une femme qui l'aimait et prenait soin de lui.
Il est mort dans son lit, près de sa femme, dans cette maison qu'il refusait de quitter, même si son éloignement en pleine campagne n'était pas des plus commodes. Il avait vécu en HLM (avec un accès à une parcelle de jardin familial social) si longtemps avant et il les aimait son petit bout de terre, ses plants de légumes devant sa maison et sa petite cour où jouait sa chienne...
Au revoir Papy Marcel... Je garde de toi l'image d'un homme discret et effacé, toujours souriant et si coquet. Je garde de toi l'image d'une vielle photographie, de toi, dans ta jeunesse, qui te faisait beaucoup sourire quand nous étions petites. Tu nous disais avec le sourire, un peu fier peut-être aussi, que beaucoup te prenait pour un acteur. Je te trouvais si beau sur cette photo (je me demande d'ailleurs ce qu'elle est devenue)...
Tu étais toujours beau, Papy, et j'ai des souvenirs de Toi plein la tête depuis hier. Je sais que tu étais très fier de tes filles, de tes petits-enfants et arrière-petits-enfants dont tu connaissais chaque prénom (pourtant souvent compliqué !) et égrainais le nombre avec fierté.
Tout le monde t'aimait Papy Marcel : à plus tard...

