vendredi 24 février 2017

8 ans de blog !!!

Aujourd'hui, ce blog a 8 ans... Aujourd'hui, ce blog a déjà 8 ans...


Il y 8 ans, nous décidions de nous lancer dans l'aventure un peu folle de l'IEF : Le Grand n'avait pas encore 3 ans, Moyen tout juste un an (et ne faisait pas ses nuits lui non plus...) et nous ne savions pas bien jusqu'où cette aventure allait nous mener...

Et nous voilà aujourd'hui, 8 ans plus tard : quelques années de plus au compteur, surtout pour Le Papa et La Maman chez qui ça commence sérieusement à se voir tout ça ; avec 2 merveilleuses minettes venues agrandir la famille ; quelques déménagements de plus (Normandie > Irlande > Bretagne) ; 7 stages de formation Montessori et deux années en tant qu'éducatrice et directrice d'école Montessori pour La Maman ; une entreprise sur pied et une formation de 12 mois qui s'annonce pour Le Papa...

Déjà 8 ans, et 2 enfants de plus à choyer : un Grand qui devient ado, va au collège (quand il en a envie !) et commence à imaginer son avenir de charpentier ; un Moyen qui nous a fait faire un sacré bonhomme de chemin à ses côtés et pour lequel les choses commencent doucement à changer ; une Minette qui commence à lire, adore son cahier de maths et veut tour à tour devenir nourrice, danseuse ou boulangère ; et une Micro, qui fait du 4 pattes en mode TGV, manifeste une grande envie de marcher et dézingue tout ce qui se trouve sur son passage façon Katrina !!!

Bref, 8 ans de vie, 8 ans de petits chagrins et de grands bonheurs, 8 ans de doutes et de remises en question, 8 ans de tentatives, d'essais et de "on verra bien", 8 ans en famille, avec des choix souvent alternatifs et à contre-courant, intenses et parfois épuisants, mais tellement riches et passionnants !!!

Allez, on remet le couvert pour 8 ans de plus d'IEF, au moins !!!

 

vendredi 10 février 2017

Atelier sur l'art de Gavrinis

Il y a une petite année, nous avions participé, les enfants et moi, à un atelier de gravure proposé par le musée de Carnac : nous y avions découvert quelques techniques de gravure sur pierre utilisées pour orner les immenses pierres du célèbre site breton de Gavrinis.
 
Aujourd'hui, un nouvel atelier proposé par le musée nous a permis de nous intéresser plus particulièrement cette fois-ci aux motifs gravés sur les pierres du site.
 
Le Cairn de Gavrinis.

Crosses, zig-zag, méandres, cercles : des motifs divers et mystérieux attirent l’œil du voyageur et se prêtent au jeu des multiples interprétations archéologiques, sans qu'aucune certitude ne puisse jamais être établie, manque de documentation écrite... Voilà en résumé le discours de notre guide et animateur lors des premières minutes de l'atelier consacrées à une visite rapide du musée.
 
Moyen s'interroge sur la signification des motifs ...

De retour dans la salle consacrée à l'atelier pratique, les enfants ont pu découvrir trois techniques s'inspirant de l'art gravé de Gavrinis : le dessin, le monotype et l'impression.

Pour cet atelier, j'avais avec moi quatre enfants : Moyen, Minette et une copine non sco à elle, embarquée à la dernière minute, suite à la défection du Grand qui a finalement préféré ce jour-là aller passer la journée au collège (oui, oui, je vous en parle très vite !), ainsi que Ma Micro, qui n'a pas participé mais a profité de la salle pour s'amuser et exercer librement sa motricité (!). Sur place, nous avons aussi eu le plaisir de retrouver une copine de La Minette et sa Maman (coucou Nadège, si tu passes par là !).

Place au résumé en images de ce bon moment avec les enfants :

La MicroPuce voudrait bien participer ...

... mais finira par trouver de quoi s'occuper !!!

C'est parti pour la première technique !!!

Enduire la plaque de plexi de peinture : jaune ...

... bleu ...

... vert, au choix !!!

Puis venir dessiner en ôtant la couleur avec un coton tige ...

... avant de presser sur une feuille : TADAM !!!

Deuxième technique avec du sable mélangé à de la colle.

Étaler sur une feuille encollée ...

... puis dessiner avec le dos d'un pinceau ...

... et peindre les parties évidées.

Minette s'applique pour dessiner ...

... puis pour peindre.

Troisième technique : dessiner sur une feuille de papier mousse ...

... en appuyant avec un crayon de papier.

Déposer de l’encre d'imprimerie sur une plaque et l'étirer au rouleau.

Puis utiliser le rouleau pour enduire la feuille de papier mousse.

Moyen encre sa feuille.

Presser ensuite une feuille de papier et décoller lentement pour voir apparaître les motifs.

Les enfants se sont régalés pendant l'atelier (malgré la mauvaise humeur inexpliquée de l'animateur qui s'en est pris à deux reprises à Moyen qui n'avait rien demandé...) et nous avons découvert des techniques que nous comptons bien reproduire rapidement à la maison (ou à l'école, Nadège ;-). Je pense que nous fabriquerons ainsi des petites cartes postales aux allures bretonnes pour envoyer aux copains et à la famille !!!
 

dimanche 1 janvier 2017

vendredi 23 décembre 2016

Douces tranches de vie...

... sans paroles, pour se dire que oui, en dépit des moments de faiblesse et des difficultés, le maternage, la famille nombreuse, l'IEF et les choix de vie hors des sentiers battus, aussi épineux soient-ils parfois, c'est aussi et avant tout ça !!!

Un Grand Frère protecteur.

Un Moyen Frère facétieux.

Une Princesse de Sœur...

... pleine de tendresse !!!

Une maman gaga, à la maison...

... ou en promenade !!!

Des parents un peu fous...

Elle en a de la chance cette Petite Fille...

... d'être ainsi entourée !!!

MERCI pour cette belle famille !!!

jeudi 22 décembre 2016

Enfin !!!

Aujourd'hui, j'ai appris ce qui est pour moi une excellente (et très attendue) nouvelle : en ce 22 décembre 2016, la loi française a ENFIN franchi le pas et un amendement voté ce jour à l'Assemblée Nationale vient d'interdire " tout recours aux violences corporelles " dans le cadre de l'exercice de l'autorité parentale !!!


Pourquoi cette loi me fait-elle tant de bien ? Petit retour en arrière de quelques décennies (oui, oui, déjà...) : petite, j'étais une enfant vive, avec un fort caractère, une tête assez dure et un tempérament plutôt rebelle ; enfin, c'est ce que bon nombre des adultes qui m'ont connu enfant me rapportent...

Mes parents (que j'aime très fort au demeurant, qui ont accepté d'écouter mon ressenti sur l'éducation qu'ils nous ont donné, qui respectent ma position de maman et que j'embrasse fort s'ils passent par ici) nous ont éduqués du mieux qu'ils le pouvaient dans l’espoir de nous voir devenir des adultes responsables ; dans les années 80, après la période de laxisme des années 70 où il était " interdit d'interdire ", la tendance était plutôt en faveur d'un retour à une éducation plus " cadrée " ; ce " cadre " incluait tant les punitions morales (mises au coin, lignes à copier, et tutti quanti) que les châtiments corporels (de la " petite " tape sur les mains à la fessée en passant par l'éventail des gifles et autres oreilles tirées).

Alors oui, petite, j'ai, moi aussi, reçu des fessées et des gifles par mes parents, parents qui nous aimaient pourtant et ne voulaient au fond que notre bien... Et je n'en suis pas morte, me direz-vous ? Encore heureux !!! Mais j'ai de la peine à penser à tous les enfants qui, eux, n'ont pas cette chance et qui meurent réellement sous les coups de parents brutaux chaque année...

Enfin, je ne peux pas nier que ces réprimandes corporelles ne m'aient rien apporté, ce serait mentir ; car oui, elles m'ont appris à mentir de peur d'être réprimandée, à dissimuler mes mauvais comportements pour ne pas recevoir de punition, à stresser en entendant les pas de mon père arriver dans le couloir quand nous tardions à nous endormir ma sœur et moi et que nos éclats de voix (de rires ou de chamailles !) parvenaient jusqu'aux oreilles de nos parents...

Je me rappelle fort bien avoir souvent intérieurement ruminé ma colère et ma frustration après avoir été giflée (surtout en public, car s'ajoutait alors la honte du regard des autres). Je me rappelle aussi m'être dit que puisque c'était comme ça, j'allais leur en faire baver encore plus (oui, j'étais du genre tenace !)... Par contre, je ne me rappelle pas m'être dit que cette réprimande me faisait du bien, ni qu'elle m'ait été utile à la compréhension de quelque règle familiale ou sociale que ce soit...

Je me rappelle par contre m'être convaincue que si j'avais été punie/réprimandée, c'est sûrement que je l'avais bien cherché, que je n'étais bonne à rien et que je ne serais jamais à la hauteur des attentes parentales. Je souffre d'ailleurs, toujours aujourd'hui, d'un terrible manque de confiance en moi et du besoin irrépressible de plaire et d'être aimée...

Un autre souvenir très vif en moi est la ferme intention, la résolution prise très tôt avec moi-même de ne jamais faire de mal à mes enfants quand je serai maman... Résolution qui ne m'a jamais quittée en grandissant, même si ce serait mentir que de vous faire croire que je n'ai moi aussi, malheureusement, jamais porté la main sur aucun de mes enfants...

L'importance de l'imprécation éducative, la pression de l'entourage familial et la fatigue physique (en partie liée à une maladie auto-immune) et nerveuse ont été telles dans mon cas que j'ai, à quelques reprises, moi aussi levé la main sur mes enfants ; et chacune de ces réprimandes est gravée en moi comme une cicatrice indélébile...

C'est Notre Moyen, Notre si Intense Moyen, qui a ainsi parfois fait les frais de mes limites et de mon épuisement, et il m'est arrivé de lui administrer une tape sur les fesses et, une seule honteuse fois, une gifle magistrale (comme un mauvais réflexe en réponse à celle qu'il m'avait assénée devant toute ma belle-famille à la piscine ce jour-là)... Le Grand et La Minette, quant à eux, n'ont jamais fait les frais de mes excès car il m'a été plus facile de rester dans la bienveillance avec eux dont les besoins étaient moins intenses que ceux de leur frère.

Et pourtant, bien avant ma grossesse, j'en ai lu des ouvrages sur la question de la VEO, Violence Éducative Ordinaire, comme on la nomme ; et pourtant j'avais dévoré l'excellent plaidoyer d'Olivier MAUREL paru en 2004 ; et pourtant je me suis formée à l'éducation bienveillante et ai suivi les ateliers Faber et Mazlish ; et pourtant j'ai acheté, emprunté et lu tous les ouvrages que j'ai pu trouver sur la question pour me soutenir et m'accompagner dans ma parentalité...

Oui, mais voilà, moi aussi, j'ai parfois failli... Mon Homme aussi, influencé par les " Tu devrais en tant que père " et autres " Il faut lui mettre des limites claires à cet enfant " a cédé... Et les résultats sur Notre Moyen en ont été catastrophiques. Plus de colères. Plus d'opposition. Plus de souffrances...

Aujourd'hui encore, les rapports qu'il entretient avec son papa sont altérés par le souvenir des quelques réprimandes corporelles administrées sous le coup de l'épuisement et du sentiment d'impuissance de Mon Homme. Et cela m'a valu bien des larmes et des regrets, que j'ai choisi de dépasser pour ne retenir de ces expériences que la force et la détermination nécessaires pour ne plus recourir à ces formes de violences physiques. Avec succès.

Pour ce qui est des violences verbales, le chemin à parcourir est encore long et sinueux : qu'il est facile de céder sans s'en rendre compte à la tentation de crier, de faire du chantage, de la culpabilisation ou des reproches... Alors, à chaque échec, je m'excuse sincèrement auprès de mes enfants et leur rappelle notre imperfection, humaine et parentale, et reviens avec eux sur l'importance de la bienveillance et du respect de l'intégrité physique et morale de chaque être humain, indépendamment de son âge.

Aujourd'hui donc, quand j'ai découvert que l'amendement avait été adopté, mon cœur a fait un bond et je me suis empressée de l'annoncer à mes enfants avec joie ; ils se sont mis à danser et chanter dans la pièce de vie et nous avons fait un gros goûter en famille dans la bonne humeur !!!

Victoire !!!

Nous nous réjouissons que la loi prenne la défense des plus jeunes, de ceux qui ont besoin de porte-paroles pour se faire entendre par les adultes. Il sera désormais écrit dans le Code Civil que le recours à toute forme de violence envers les enfants, a fortiori dans le cadre de l'exercice de l'autorité parentale, est inacceptable.

Alors oui, il ne s'agit QUE d'une loi civile, sans aucune sanction pénale, mais le symbole est là : une éducation bienveillance, bien entendu accompagnée d'un cadre ferme mais aimant, n'est pas seulement possible, mais nécessaire. Le but de cette loi est de sensibiliser les adultes et de remettre en cause des pratiques éducatives qui ne devraient pas exister dans le cadre familial, ni dans aucun autre cadre d'ailleurs.

Car la science a démontré depuis quelques années à quel point les méthodes éducatives violentes, physiquement ou verbalement, créent des dommages cérébraux et psychologiques chez les enfants ; et non, les études ne portent pas sur les parents vraiment maltraitants, mais bien sur des foyers où on a juste recours aux " petites " fessées ou aux " légères " claques...

Je sais bien que mes propos ne plairont pas à tout le monde mais oui, fesser un enfant est à mes yeux un acte maltraitant, certes moindre que le fait de rouer de coups un enfant, mais souhaitons-nous vraiment établir une échelle de référence pour savoir où s'arrête la violence acceptable et où commence la violence non acceptable ? Je pense qu'AUCUNE forme de violence n'est acceptable. Ni envers un adulte, ni envers une femme, ni envers une personne âgée, ni envers un enfant. Encore moins envers NOS enfants pour qui nous sommes les adultes de référence. Et je suis heureuse que la loi civile défende cette position. 

Et nul besoin de préciser que bien évidemment je ne prône nullement le laisser aller éducatif et le laxisme, extrêmes qui selon moi, constituent également une forme de violence faite aux enfants, qui ont besoin d'un cadre sécure pour évoluer. J'aime d'ailleurs beaucoup me rappeler du verset biblique de Proverbes 1:8 qui recommande d'écouter la discipline : c'est avec du dialogue, de l'amour, de la patience et de la bienveillance, entre autres, que je veux éduquer et discipliner nos enfants. C'est en tous cas le choix que je fais. Malgré les échecs. Je continue d'y croire et d'avancer. Avec désormais la loi de mon côté...